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dimanche 15 mai 2011

Barricades.

Le jour où tu ouvres les yeux, tu te rends compte que ça t'est tombé sur la gueule depuis un petit temps déjà, et que t'as rien vu venir.
En fait si, mais sans doute que tu ne voulais pas voir.
En fait si, mais, comme depuis deux ans, tu te demandes si tu ne te fais pas des idées.
En fait si, mais au début c'était discret.
Quelques mots, puis des phrases, puis carrément des paragraphes.
Quelques allusions légères, puis appuyées, puis claires et franches, puis tu as peur.
Tu as peur de te laisser aller.
Tu as peur de te tromper.
Tu as peur de foncer trop fort trop vite trop mal.
Tu as peur de connaître la fin de quelque chose qui n'a pas commencé.

Sauf les premiers sourires.
Sauf les premiers mots.
Sauf les premiers baisers.
Sauf les premiers souvenirs.

Se souvenir d'hier, il y a quelques mois, il y a des années
Se souvenir que ça peut faire mal, et que ce n'est pas le but
Se souvenir de penser à se protéger, de reprendre l'habitude du silence.
Se souvenir aussi que tout est possible, quand on commence à vivre, au lieu d'imaginer.

Je crois que ça m'est tombé sur la gueule, et que je n'ai rien vu venir. En fait si, mais...

dimanche 5 décembre 2010

Moi aussi...

La fatigue, encore et toujours cette fatigue qui tire vers le bas, qui aggrave les broutilles et infecte les plaies.
La fatigue qui réveille les failles, et parfois un éclair de lucidité nourrit l'âme pour une nuit. Pourquoi toujours suivre le même chemin, alors qu'il a été déconstruit, pourquoi refaire les mêmes erreurs et espérer un résultat différent ? Pourquoi toujours aller chercher la force chez les faibles, aller chercher les idéaux chez les corrompus, aller chercher la folie chez les conformistes ?

Je suis fatiguée.


Je voudrais que tout s'arrête, la pression ridicule, les soucis matériels, JE VOUDRAIS CRIER TRES FORT QUE JE M'EN FOUS DE VOS REGLES A LA CON, DE VOS CODES ET DE CE QUI SE DIT OU PAS.

J'avance avec mes tripes, depuis longtemps. Et je sais, je sais parfois avec cette intuition bizarre et inexpliquée ce qui peut coincer ou pas, ce qui va nourrir le beau ou provoquer du laid, ce qui va nous faire grandir ou nous réduire... Et pourtant, parfois, souvent, je retourne vers la cage, vers le vampire plutôt que le cadeau.


Nous ne sommes pas dans un monde où on peut dire l'amour aux humains qui nous entourent.
Et bien je m'en fous.

Il y a plein de gens que j'aime , aujourd'hui, fort, vraiment, chacun différemment, précieusement, ou délicatement, ou parfois à l'arrache, comme un amour qui sauve de la haine...

Il y a des gens que j'ai aimés, et qui seront là, au bord de mon champ de regard, jusqu'au bout. Parce qu'on ne peut désaimer sur une simple décision de la volonté ce qui nous a plu et nourris pendant ... Peu importe le temps. Et que parfois, aimer c'est partir, aussi.

Il y a ceux que je pourrais aimer, ou ceux que j'aimerai, peut-être...

Il y a les évidences, et la sincérité.
Il y a les fantasmes.
Il y a les vrais, et les idéalisés.

Il y a toi, et toi. Et toi aussi, et toi qui fait beaucoup de bruit mais ne sait pas parler, et toi qui fait le dur, devant ton coeur de beurre, pour pas qu'on sache ce qui te manque, et toi qui doute à chaque fois, et te protège encore mieux que moi, et toi qui a trouvé ta formule magique pour dire qui tu es, et toi qui fait du mieux que tu peux pour sauver ce à quoi tu crois, et toi qui ...

Tous, hommes et femmes précieux, je vous aime...
Ca se dit pas ? Bin si, ça devrait.

L'amour ne devrait jamais faire peur, quelle que soit la forme sous laquelle il est présent dans nos vies.


Oh, ça fait donneuse de leçon néoromantique baba je t'aime mon frère ma soeur, hein ? Bin oui. peut-être. Mais c'est mon blog, et je dis ce que je veux. Héhéhé.

lundi 4 octobre 2010

Des trucs de filles

Demain sera une journée pourrite. Heureusement, mercredi, c'est repos !
Parce que demain...
J'ai pris un job qui pourrait être sympa mais me pose des problèmes d'organisation pas cool parfois, pour des missions qui ne sont même pas les miennes... Demain par exemple, je dois me lever à 5h du matin. Oui, oui. Pour prendre ma douche, régler mon traditionnel souci de keskjmèèèèè, réveiller mes enfants en douceur, les accompagner chez une amie qui fera le relais, régler les derniers détails d'organisation et prendre le foutu train de 7h afin d'arriver à 8h30 à Anderlecht, pour assurer l'accueil d'une cinquantaine de personnes qui ont certes l'air bien sympathique mais pour qui a priori je ne serai pas d'une très grande utilité... Juste parce que "y'a personne pour faire le boulot". Et ça, je trouve que c'est la pire des mauvaises excuses pour refiler une tâche à quelqu'un. Et le pire, c'est que je le fais, en plus. Je fais massacrer ma nuit, emmerder mes gosses et être de super mauvaise humeur parce que "y'a personne pour faire le boulot"...
Si j'avais su, j'aurais pas venu...


Ah ouais : des trucs de filles, j'avais dit.
Y'a des gens chouettes autour de moi. Ca fait des semaines que je me promène les yeux fermés, et que je ne vois pas grand chose... J'viens d'ouvrir les yeux. Et c'est l'angoisse totale :
KESKEJMEEEEEEEEEEEEEEEE pour aller au cinéma ?
COMMENJFEEEEEEEEEEEEEEE pour sourire au charmant monsieur ?
KESKEJMEEEEEEEEEEEEEEEE pour être moi en mieux ?
COMMENJFEEEEEEEEEEEEEEE pour être sûre de moi, tête haute et coeur vaillant ?

dimanche 25 juillet 2010

Quel bastrin ue...

Et puis file la vague.

Comme un après-midi d'été à finir quelque chose d'important, et sourire parce que bon sang, oui, ça a de la gueule, comme des projets au long cours qu'on clôture les uns après les autres, toujours cette logique de laisser la place propre... Terrible vide du soir quand cela s'arrête, quand les pages sont placées, listées, modulées, et simplement tournées. Emotions heureuses et tristes, on n'est jamais si proche de la mort... Création d'un rien, d'un virtuel inexistant, intangible. Je colorie des pixels, et j'aime ça. Futiles couleurs assemblées, support à, tribute to, c'est au pixel qu'on reconnaît l'abeille.



Il est temps de couper le seigle.