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mercredi 8 juin 2011

L'Attente

Donner le meilleur et puis se taire.
Attendre.
Un jour. Puis deux.
Attendre encore.
Nous sommes mercredi après-midi.
Il faudra attendre mardi. Au plus tôt, mardi.


Sourire, s'occuper, penser à autre chose.
Etre avec les enfants.
Ecrire les mots des amours nues.
Photographier la vie comme elle va.
Savourer les amis, les sourires, les dernières fois.
Penser à ceux que j'aime.
Garder de la place pour le dessert.  

lundi 6 juin 2011

L'Etape.

Le Grand Oral pour le job, c'est dans 3h30.
Je ne dors plus. L'impression d'être à un moment clef.
Avoir fait tout ce chemin pour écrire, écrire, écrire encore, partager les mots, le verbe, le sens, et demain peut-être, avoir comme outil de travail essentiel, reconnu comme compétence, les mots.
Je vais boire un café, respirer un grand coup, et faire ça bien. L'Oréal.

dimanche 1 août 2010

Keskejmèèèèèè saison 4, épisode 23

Ca fait longtemps, hein, la dernière crisette de keskejmè ?

Petit rappel des règles pour les nouvelles (et les nouveaux, si le jeu vous inspire...) :
  • une situation - parfois exceptionnelle, souvent aussi angoissante qu'une réunion chez le ministre, une manif ou un premier rencart.
  • la météo du jour, ses aléas
  • les objectifs avouables (et entre les lignes, les autres...)
  • quatre propositions vestimentaires au moins.
  • Vous votez en commentaire, ou suggérez votre tenue idéale ...
Pour la petite histoire, mes crises de keskejmè existent pour une bonne et simple raison :
JE SUIS UNE FEMME.
Et donc, forcément, de ce postulat de départ découlent les classiques "J'ai rien à me mettre", "Il faut absolument que je m'achète un jeans" et autres "Zut, je n'ai pas de chaussures qui vont avec cette robe."
Dans une crise de rationalisation digne des plans quinquennaux communistes extrêmes, j'avais commencé une base de données avec la liste de mes fringues, les possibilités de combinaisons et les critères tels que : météo, circonstances, objectif... Vu la vitesse de renouvellement de ma garde-robe (non, pas fashion addict, femme), je ne suis évidemment pas à jour et dois impérativement faire appel à l'équipe pour surmonter les inévitables aléas angoissants de la plongée dans le dressing qui précède immanquablement chaque étape importante de ma petite vie.
L'équipe, c'est toi, amie lectrice, ami lecteur.

Sachant que ma garde robe est équipée des pièces de base :
  • chemise blanche (5, en fait, mais toutes différentes, évidemment),
  • pantalon large (marron simple, marron à bretelles, gris à chevron, gris ligné),
  • jeans (dans la machine à l'heure qu'il est- et oui, ça j'en ai qu'un. Enfin non, y'en a un autre, trop large, et un trop délavé, donc ils ne comptent pas),
  • petite jupe noire (en biais ou à plis),
  • robes en tous genre (noire simple, noir décolletée, noire cool, à fleurs multicolore, blanche, marron, à grandes fleurs, en lin-coton, de créateur, modèle rétro, modèle fais gaffe à tes fesses, modèle bonne soeur,...),
bref... Je pense être relativement bien équipée pour faire face à toute situation où l'apparence et donc (au-delà des chaussures, qui feront l'objet d'une décision rapide et efficace) les choix vestimentaires, revêt une importance somme toute décisive dans la suite des opérations. La première impression, ça compte.

Et demain, je vais enfin rencontrer tous mes futur(e)s collègues en une fois - la réunion du lundi matin, suis déjà au jus... Va falloir assurer un max, non ?
Je me réjouis d'avoir mon mac book, de rencontrer plein de nouvelles têtes, sortir de mon petit monde que je connais trop bien, de découvrir une autre ville, d'avoir un regard décalé, de travailler (l'ordre est aléatoire, chacun mettra ses priorités, n'est-ce pas ?)
En plus, après cette première journée de travail dans la capitale, j'enchaîne avec une réunion où il n'y aura que des mecs (moi aussi, j'ai des cojones), des chics types pour la plupart -y'en a un que je connais pas bien, mais on ne m'en dit que du bien-, pour un projet ... euh... culturel ? Ouais, culturel, que ça me dirait bien d'y mettre un peu d'énergie... Etre la seule gonzesse avec cette bande-là, ça veut dire penser comme un mec, rêver comme un mec, regarder passer les filles en rue et surtout rire avec eux aux pires blagues que vous puissiez imaginer. Bref, c'est gai, moi j'aime bien... Mais ça cadre mal avec le petit tailleur et les talons cinq cm. Quoique. Je me dois de représenter dignement la gent féminine...
Bref, encore une fois, comment concilier féminité, assurance, sérieux (si, je suis sérieuse. Quand je le veux bien), sans me trahir moi, mais tout en respectant un poil les codes en place dans ces milieux aussi différents qu'indispensables à mon bonheur ? Des idées, les filles ?

Ah oui, quelques préalables :
  • je ne dois pas avoir l'air écolo provinciale gentille béni-oui-oui qui dira amen à tout
  • je ne veux pas avoir l'air assexuée - y'a des enjeux ailleurs (les jolis sourires dans le métro, hé, c'est important)
  • je ne veux pas me sentir déguisée ou trop apprêtée
  • pas question d'avoir l'air strict non plus - mes collègues ont l'air plutôt cool, et les gens du soir sont presque tous des artissssss'. Ou des psys. Ou les deux.
  • je ne connais pas encore la couleur de la housse de mon mac book (si, ça compte !)

Voici donc mes propositions :
  • pantalon large gris rayé + chemise blanche + foulard bleu turquoise vert à carreaux + sac turquoise + bandeau bleu dans cheveux + bottines noires souples
  • petite jupe noire + tshirt noir + sandales bio + sac à dos en cuir
  • pantalon marron + tshirt marron + tshirt turquoise + sac turquoise + bottines marron à talons 5 cm + foulard dans les cheveux (ils ne vont pas bien en ce moment, donc foulard quasi indispensable, meme si ca fait écolo, tant pis)
  • pantalon en lin marine + robe assortie + tshirt manches courtes blanc + sandales bio + sac turquoise + foulard beige, blanc et marine
  • pantalon en lin noir + chemise blanche col mao pas trop fermée (^^)+ collier turquoise + sac turquoise + bottines noires
  • pantalon en lin beige kaki + chemise blanche col mao pas trop fermée, avec un marcel rose en dessous + foulard à carreaux mauve et beige + sac à dos cuir + sandales bio ou bottines marrons
A vous... :D

lundi 14 juin 2010

S'éloigner à petits pas

Je pars. Dans ma tête, je suis déjà loin, ailleurs. C'est une autre étape, avec de nouvelles têtes, de nouveaux lieux et de nouveaux repères à trouver.

Ces dernières semaines sont celles des au revoir, l'air de rien, la distance s'installe tout doucement avec ceux qui font partie de mon quotidien. Mon café a un parfum de nostalgie, mes balades dans la ville prennent le goût des vacances, en remplacement de la banale habitude. Elles en ressortent plus savoureuses, bien sûr, et, à dire vrai, je ne m'en lasse pas. Et si le secret était là : redécouvrir chaque place, chaque nuage, chaque visage comme s'il était sur le point de sortir de nos vies, et profiter, savourer, déguster...

Pourtant je ne quitte pas tout. Mais le virage est tellement... énorme, que je ne garderai dans les mains et au coeur que ce qui ne s'enfuit pas avec le vent...

Ces pages qui se tournent me ramènent aux souvenirs plus lointains. Cette fois, c'est pour tes yeux: je ne pense pas que les papillons volent plus vite que les abeilles. A vrai dire, je ne comprend pas les papillons : ça vit ça meurt, c'est joli mais ça sert à quoi ? Tu m'expliques ?

Je sais seulement que les abeilles rouges se nourrissent de ce nectar de vie pour en faire du doux et sucré, fort et délicat dans le même temps, qui apaise les gorges irritées et nourrit les affamés, pour peu qu'ils ouvrent le poing.


Red Bee, that's who I am. A Bruxelles, Jérusalem, Liège, Dublin ou Namur, cela a été et cela sera. Et ceci est une fin, et ceci est un début. Dans la permanence, entre et au dedans, l'amour.

samedi 12 juin 2010

A l'heure des décisions

Quand il y a trop de portes ouvertes en même temps, cela fait des courants d'air.

Et les courants d'air, ça n'est pas confortable. Ca donne mal au cou.

Et depuis hier, j'ai un petit torticolis pas cool du tout qui me bloque les vertèbres.

Il sera bientôt temps de refermer les portes.

Reste à décider lesquelles.

vendredi 4 juin 2010

Buzz l'éclair de Lucie d'été

Penser l’écriture, c’est un peu retourner une chaussette. Et ce matin, je retourne des chaussettes. Je fais le poing un peu, le point beaucoup, avance et me retourne, avant de bifurquer radicalement. Oui, ma route va prendre un de ces virages vertigineux, et je m’autorise un déblayage de terrain.

Quelque soit le mode d’écriture, j’ai toujours pensé que les deux outils indispensables sont le bic rouge , et la poubelle. Qui finalement, ont presque les mêmes fonctions. Toujours, je laisse sortir de mes doigts ou de ma plume, cette logorrhée de mots, qu’ils soient professionnels ou de fiction. Et je souligne la distinction. Je ne vivrai jamais de mon art, c’est une décision prise il y a longtemps, quand je pensais encore avoir le choix. Charge d’âmes, on s’en fout, mais charge de trois petits gnous affamés à éduquer ne permet guère l’insécurité liée au statut d’artiste aujourd’hui. Même si, flèche du matin, si je fais mes comptes, entre ce que je perçois comme salaire et ce que je percevrais comme mère isolée au chômage avec trois enfants à charge même partielle, allocations familiales majorées et frais de garderie scolaire en moins, je travaille actuellement pour 75 euros par mois. Ce n’est clairement pas une motivation salariale qui me poussait à aller bosser chaque jour depuis 18 mois. Visiblement, ce n’est pas une évidence pour tout le monde…

Bref, je parlais donc de l’écriture, et plus encore dans mon cas, de ce rapport très particulier avec un personnage qui n’est pas moi (on m’a souvent posé la question, sisi), et qui existe pourtant depuis 9 ou 10 ans par mes mots...

D’abord la poubelle car tout ne peut être rendu public, par respect pour le lecteur, et surtout, la lectrice. Sans rire, pour un texte publié, combien finissent chiffonnés dans la poubelle ou formatés dans la corbeille ? 10 ? 20 ?

Bic rouge enfin ; pour élaguer, nettoyer, effacer, raboter tous les mots qui débordent, les adverbes et enthousiasmes trop poétiques dans ma prose pro, les écarts sentimentaux dans mes historiettes. Il n’est pas question qu’une once de sentiment apparaissent dans les aventures de ma créature, cela empêcherait chacune –ou chacun- de s’approprier ses actes, et/ou dévoilerait de moi ce que je ne tiens pas spécialement à partager. Car certes, elle n’a plus grand-chose de moi, ce personnage sans cœur ni cervelle, qui avance au nez et à l’instinct hédoniste uniquement, mais tout de même... c'est quand même la frange taboue de mon imaginaire. Ceux qui me connaissent bien le savent, je suis parfaitement incapable de me dissocier de la sorte. On n’est pas membre du John Deere’ s Club sans raison, hein…

Bon, je ne sais même pas pourquoi je parlais de ça… M’en vais écrire une histoire, tiens… Ca me consolera de mon incapacité à dire trois phrases sans balancer une vanne.

mardi 18 mai 2010

En partance

Il suffit parfois d’un pas grand’chose. Une ébauche de sourire, une pensée lumineuse, un grain de sable qui se dégrippe… Et le rire arrive, ce rire libérateur, sans arrière pensée, ce rire qui éclaire une journée, parce que doux, chaud, vrai… On ose, on balance trois vérités et deux pirouettes, on se joue des adversités liberticides, et on ouvre la porte aux fantaisies les plus joyeuses, aux lendemains qui enchantent.

Parce que je veux le meilleur, parce que les miettes, c’est bien pour pique –niquer au soleil en été, dans l’instant, sans regarder plus loin.. . On savoure et on s’amuse… On se dit « oh, comme c’était gai ». Mais ce n’est pas ça qui nourrit la flamme, ce n’est pas ça qui fait grandir, ce n’est pas ça qui occupe l’esprit, à peine le distrait-on…

Et si les enragés n’en avaient jamais assez ? Et si chacun dans sa quête avait ce besoin fou de chercher encore et encore ses réponses, over and over ? Et si ma quête à moi c’était de trouver l’arc en ciel au dessus de la grisaille ? J’aime ce moment de poésie douce où nos âmes s’émerveillent de ce "pas grand-chose"… Ces heures toutes simples où les grincheux n’ont aucune prise sur l’énergie pure qui sort de mes doigts, parce que mes oreilles ont encore rêvé…

Je me lance, ça y est. Je sortirai mes mots de leur monde virtuel pour qu’ils se baladent dans les images d’un autre. Je sortirai ma créativité de son carcan actuel, où ma liberté d’action ressemble à une manœuvre de permis de conduire. Je sortirai mes envies et mes appétits de leurs timides boîtes à rêves.

Isn’t it time to forget what I said ?