Je rentre chez moi. Je croyais que j'avais compris deux trois trucs sur la vie, pas tout, mais un peu quand même... Et je constate que je me suis trompée. Cette violence quasi-physique qui détruit nos rêves, cette intrusion inhumaine dans l'espoir, cette dérive du conformisme, et de l'inévitable anti-, ces mots d'adieu qui n'en sont pas, ces mots de rêves qui n'en sont plus.
J'ai cru, hier, il y a deux mois, ce soir, que la vie pouvait être belle, forte, riche, drôle, sincère, complice et souriante.
Je rentre. La porte se ferme sur les rêves. La réalité est bien là. Vide.
Dans ma ruche, trois lutins féroces. Autour de nous, des femmes-fleurs,des hommes-loups, des ours, un lapin... Mais surtout, des vies qui se construisent, jour après jour, parfois dans la joie et l'indécence crasse d'un bonheur dégoulinant... Parfois dans le doute, l'écorchure ou la peur... Témoignage forcément subjectif d'une réalité prismée. Il n'y a pas de réponse. Que des questions.
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samedi 26 février 2011
Attrape-rêve
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mardi 5 octobre 2010
Quelqu'un quelque part
Mais qu'est-ce que je fous ici ????
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dimanche 19 septembre 2010
Dis- continu- um Vacu - Mémorand - Errat -
Cerveau vide. Pieds morts. Omoplate éclatée. Sommeil. Dormir. Dormir.
Envie de plein et de vide. Envide. Avide. Ovide. L'art d'aimer. Ou pas.
-Ne surtout pas - Mettre les tripes dans le trip, trop de trappes, tarée.
Essayer la facilité, pour une fois. In - Cohérence Exigence Excellence Evidence Errance.
Cerveau trop plein - Evacuer le superflu - Brûler des neurones - Imaginer l'ivresse sans l'alcool.
- Ne surtout pas - Promettre des jamais et des toujours - Oublier un jour - Ou plier.
Se tromper. Essayer l'in - solence, prudence, décence, tendance.
Se foutre de demain. Comme d' un hier. Archi. Atique. Reur est humaine.
Envie de plein et de vide. Envide. Avide. Ovide. L'art d'aimer. Ou pas.
-Ne surtout pas - Mettre les tripes dans le trip, trop de trappes, tarée.
Essayer la facilité, pour une fois. In - Cohérence Exigence Excellence Evidence Errance.
Cerveau trop plein - Evacuer le superflu - Brûler des neurones - Imaginer l'ivresse sans l'alcool.
- Ne surtout pas - Promettre des jamais et des toujours - Oublier un jour - Ou plier.
Se tromper. Essayer l'in - solence, prudence, décence, tendance.
Se foutre de demain. Comme d' un hier. Archi. Atique. Reur est humaine.
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jeudi 1 juillet 2010
La fatigue, peut-être ?
Aller plus loin, aller trop loin, et renoncer, reculer, changer de direction. Prendre le regard de la légèreté, de l'inconséquence, faire le clown, masquer les drames et les béances, que d'aucun ne mesure jamais la profondeur de ces abysses.Travailler avec une certaine exaltation l'intouchable façade, ne laisser passer que par les yeux les errements dissociés, les égarements de sens, les déceptions. Ce n'est pas grave, en soi, d'être déçu par l'un ou l'autre qui nous entoure.
Mais que faisons-nous alors de nos étoiles éteintes ? Faut-il les jeter négligemment dans la rivière ? Nier jusqu'à leur existence ? Se rendre lisse et sans aucun relief personnel à nos vies ? En suis-je réduite à cela :
Mais que faisons-nous alors de nos étoiles éteintes ? Faut-il les jeter négligemment dans la rivière ? Nier jusqu'à leur existence ? Se rendre lisse et sans aucun relief personnel à nos vies ? En suis-je réduite à cela :
ne jamais pouvoir partager le sang
qui me dégouline des pores et des espoirs
Alors tout cela ne sert à rien ? Cette exigence envers soi de donner le meilleur, pas dans une obligation de réciproque, mais tout de même , dans une légitime attente que chacun, dans la mesure de ses possibles et de ses lois, donne, ne fût-ce que les miettes, mais avec sincérité ? Aller au bout de nos actes et mettre du coeur à l'ouvrage...
Parce qu'il est parfois urgent que les choses bougent, sous peine de ne plus y croire.
Ce monde pue le factice.
J'ai des larmes dans les yeux de voir cette gamine
exposer ses seins trop beaux pour être honnêtes
et se scandaliser qu'on les regarde.
J'ai des larmes dans les yeux de ne pouvoir juste rendre
un sourire ou un regard empreint d'amour
parce que l'amour est devenu un gros mot dans ce monde-ci.
J'ai des larmes dans les yeux de batailler entre moi et moi
pour comprendre à quelle forme de silence humiliant je suis contrainte.
J'ai des larmes dans les yeux de voir cette souffrance qui hurle
et de me sentir trop lâche
pour la regarder en face.
DONNEZ MOI DU VRAI
Etsurtoutgardezlamonnaie.
qui me dégouline des pores et des espoirs
Alors tout cela ne sert à rien ? Cette exigence envers soi de donner le meilleur, pas dans une obligation de réciproque, mais tout de même , dans une légitime attente que chacun, dans la mesure de ses possibles et de ses lois, donne, ne fût-ce que les miettes, mais avec sincérité ? Aller au bout de nos actes et mettre du coeur à l'ouvrage...
Parce qu'il est parfois urgent que les choses bougent, sous peine de ne plus y croire.
Ce monde pue le factice.
J'ai des larmes dans les yeux de voir cette gamine
exposer ses seins trop beaux pour être honnêtes
et se scandaliser qu'on les regarde.
J'ai des larmes dans les yeux de ne pouvoir juste rendre
un sourire ou un regard empreint d'amour
parce que l'amour est devenu un gros mot dans ce monde-ci.
J'ai des larmes dans les yeux de batailler entre moi et moi
pour comprendre à quelle forme de silence humiliant je suis contrainte.
J'ai des larmes dans les yeux de voir cette souffrance qui hurle
et de me sentir trop lâche
pour la regarder en face.
DONNEZ MOI DU VRAI
Etsurtoutgardezlamonnaie.
vendredi 30 avril 2010
L'abeille a le bourdon
Je ne vais pas bien.
J'enrage de m'être encore laissée aller à croire que l'humain et le monde ne sont pas si pourris que les événements de ces derniers jours me le laissent croire. Faut-il tourner la page, ou lâcher prise sur ce genre de croyance naïve et obsolète ? Je ne sais.
J'ai toujours été convaincue que les gens ont la sincérité en option de base, et que si les rouages se grippent parfois dans nos aventures humaines, ce n'est que rarement le fait du côté obscur de la force. Je crois que je me trompe, et que je suis encore surprise en flagrant délit de "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil...".
Il y a ce projet que je pensais "noble, juste et désintéressé'. Le projet l'est, en effet. Mais il y en a toujours qui sont plus égaux que d'autres, comme disait l'autre... Bref, de petites luttes de pouvoir intestines, là où je rêvais d'engagement gratuit... Ca déçoit, mais je pense que ceux qui déçoivent doivent se sentir encore plus honteux que ceux qui sont déçus...
Bref... Comment négocier la sortie de l'idéalisme ? Et faut-il en sortir ? On peut avoir conscience qu'une vue est une utopie, mais doit-on pour autant changer de lunettes ? Suis-je myope ou hypermétrope ? Et si je refuse de me fondre dans le gris, moi ? Si moi je veux voler haut par dessus les pissenlits, et humer les odeurs de thym et de laurier rose ? Si je veux que mon miel soit celui de fleurs rares, et précieuses ? Si je ne veux partager de moi et des autres que le meilleur, que l'essence de nos espoirs plutôt que nos désillusions défloutées ?
Et si je veux que la vie soit belle ? Je peux fermer les yeux aussi, tiens. Je ne verrai plus le moche. Mais je ne verrai plus non plus ce frôlement de papillon, ce sourire qui illumine, ces rêves dits tout haut, ces soleils dans les arbres, ces pollens qui me atchoument...
Allez, laisse tomber l'abeille. Continue à rêver les yeux ouverts. Tu n'as peut-être pas de raison, mais tu n'as pas tort.
J'enrage de m'être encore laissée aller à croire que l'humain et le monde ne sont pas si pourris que les événements de ces derniers jours me le laissent croire. Faut-il tourner la page, ou lâcher prise sur ce genre de croyance naïve et obsolète ? Je ne sais.
J'ai toujours été convaincue que les gens ont la sincérité en option de base, et que si les rouages se grippent parfois dans nos aventures humaines, ce n'est que rarement le fait du côté obscur de la force. Je crois que je me trompe, et que je suis encore surprise en flagrant délit de "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil...".
Il y a ce projet que je pensais "noble, juste et désintéressé'. Le projet l'est, en effet. Mais il y en a toujours qui sont plus égaux que d'autres, comme disait l'autre... Bref, de petites luttes de pouvoir intestines, là où je rêvais d'engagement gratuit... Ca déçoit, mais je pense que ceux qui déçoivent doivent se sentir encore plus honteux que ceux qui sont déçus...
Bref... Comment négocier la sortie de l'idéalisme ? Et faut-il en sortir ? On peut avoir conscience qu'une vue est une utopie, mais doit-on pour autant changer de lunettes ? Suis-je myope ou hypermétrope ? Et si je refuse de me fondre dans le gris, moi ? Si moi je veux voler haut par dessus les pissenlits, et humer les odeurs de thym et de laurier rose ? Si je veux que mon miel soit celui de fleurs rares, et précieuses ? Si je ne veux partager de moi et des autres que le meilleur, que l'essence de nos espoirs plutôt que nos désillusions défloutées ?
Et si je veux que la vie soit belle ? Je peux fermer les yeux aussi, tiens. Je ne verrai plus le moche. Mais je ne verrai plus non plus ce frôlement de papillon, ce sourire qui illumine, ces rêves dits tout haut, ces soleils dans les arbres, ces pollens qui me atchoument...
Allez, laisse tomber l'abeille. Continue à rêver les yeux ouverts. Tu n'as peut-être pas de raison, mais tu n'as pas tort.
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