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mardi 12 juillet 2011

Mais rien ne remplace l'odeur (2)

Et après quelques temps , le matin est venu.
Mes souliers rouges étaient toujours délacés au pied du lit.
Le geste était resté, juste effacé par trop de fougue, mais l'empreinte sur ma peau est bien visible.
Je pouvais danser, et reprendre ma vie, mon corps, mes espoirs, malgré l'effroi du temps devenu vide, et pourtant.
J'ai goûté une vie. Peu importe, j'en ai d'autres. Cela ne compte pas.
Je suis debout, je suis libre, et j'aime, j'aime au-delà du silence.
Ma peau tient mes os, et mes yeux tiennent mon âme.
Ne regarde pas trop loin si tu n'es pas courageux, la louve est encore là.

mardi 14 juin 2011

dimanche 12 juin 2011

Debout, au milieu de la nuit.
Merde, j'ai encore trop dormi.
Ca me tue, ces 7h de sommeil utiles, pas plus, pas moins.

C'était un dimanche bonheur.
Un début de nuit les oreilles explosées par la musique de Michel Cloup.
Un réveil paisible, au petit matin. Si , 8h30 un dimanche, c'est petit matin.

Gérer le quotidien sans penser à ce que je fais, écouter les mots encore, comprendre pourquoi, donner à la maison un peu de calme, après le départ des gnômes. Des micro chaussettes qui traînent, un tshirt par ci, une bague à paillettes par là... Des traces d'eux dans le silence.

Changer les rideaux, parce que c'est presque l'été , et que ma vie semble toute nouvelle, comme bousculée dans tous les angles, alors j'arrondis les transparences... Du blanc,  mon échelle, un tournevis.

Les heures passent, encore... Décliner une invitation, en accepter une autre.

Retrouver les humains rêveurs, rire tout l'après-midi, chanter la brabançonne et soleil, regarder Roger qui grandit, boire de l'eau fraîche comme un nectar, sentir le respect dans le travail... Chacun à sa tâche, et tous ensemble vers un sourire.

Plus que tout, combler les heures de l'attente, l'attente de ce mardi, l'attente du prochain dimanche, deux rendez-vous de vie en moins d'une semaine, ça te rallonge le temps mieux que la relativité.

Ne pas tout imaginer, se laisser surprendre, découvrir l'espoir, le changement qui fristouille à la narine, la force de croire que tout est possible maintenant. Ne pas vouloir plus que cela : le possible. Et savourer pleinement cette sensation-là  : ma vie ressemble de plus en plus à ce que je veux vivre.

mercredi 8 juin 2011

L'Attente

Donner le meilleur et puis se taire.
Attendre.
Un jour. Puis deux.
Attendre encore.
Nous sommes mercredi après-midi.
Il faudra attendre mardi. Au plus tôt, mardi.


Sourire, s'occuper, penser à autre chose.
Etre avec les enfants.
Ecrire les mots des amours nues.
Photographier la vie comme elle va.
Savourer les amis, les sourires, les dernières fois.
Penser à ceux que j'aime.
Garder de la place pour le dessert.  

mercredi 18 mai 2011

Et maintenant...

Il y a deux semaines, j'ai postulé pour un job. Pour LE job, devrais-je dire. Le job intéressant, motivant, à la fois sécurisant et captivant, près de chez moi, à temps plein, qui rencontre mes attentes professionnelles, et privées aussi...

Commence la longue procédure de sélection. Je ne sais pas combien de temps cela va prendre, ni évaluer mes chances... J'ai les compétences, l'expérience requises, mais... et après ?

Mais chut, ne pas tout dire.
Et croiser les doigts. Les orteils. Et tout ce qui peut l'être.


A suivre...

samedi 26 février 2011

Hésitation...

J'entends les haros, les mises en gardes et les cris au fou...
J'entends la raison, la mienne et celle des autres, qui dit de fuir, courir, partir, remets tout de suite ton armure, protège toi, danger alerte rouge...
J'entends la folie, la maladie, la peur, la crainte, le vrai danger, les docteurs et les médocs...




Je vois les couples qui ne s'aiment pas, les célibataires qui espèrent un miracle, les endurcis qui ricanent et les supers copines qui feraient des mecs parfaits et pourtant.

Et bien... je n'ai qu'une chose à vous dire.





MATHILDE !

Vous comprenez ? 
Je n'ai pas d'autre explication.
Et si vous ne comprenez pas, j'en serai triste.
Mais ce n'est pas cela qui m'arrêtera. 
Car voilà, 
Mathilde. 

dimanche 20 février 2011

Un jour, une vie

Ecrire la joie. Le bonheur d'être juste là. Debout.

Des visites aujourd'hui, de belles discussions, des émotions simples avec des précieux,  dans la sincérité, dans le "dire le vrai". Se rendre compte qu'on ne se connaît pas, qu'on doit s'apprendre un peu, dévoiler les failles sans avoir peur de la claque, car l'humain en face est aussi fragile, tout nu...

Dans la conscience et dans le doute, mettre les mots, pas toujours bien, pas toujours facilement... Mais tenter d'exprimer au plus juste de ce que nous sommes, les décalages et les frictions, le fractionnement de soi, les peurs, les espoirs, l'indicible, la volonté.

Regarder au fond de soi, et poser tout ça là, au détour d'une tasse de café noir.

Etre debout, les yeux ouverts.

Et ne rien voir.

mercredi 26 janvier 2011

jeudi 13 janvier 2011

samedi 18 décembre 2010

Comme une confidence...

Et puis un matin, après des mots et des mots et des mots, je me réveille comme en paix. Je sais. Vous ne savez pas, je n'ai rien dit. Mais je sais.
Je fais le point sur le chemin parcouru, sur les angoisses d'avant, sur les peurs et les fuites. Je regarde l'heure, je veux profiter de chaque minute. En 10 jours, le jour même où je disais l'insupportable errance du vide, dans la nuit, ce jour-là justement... Et en un an, la réparation de l'âme, pour arriver à ce matin. La vie est étonnante. Je dois avoir une bonne étoile, quelque part, je le sais. Et je sais l'ami qui communique avec elle. Et je sais les justes qui mettent des claques au bon moment. Et je sais monsieur le psy qui redessine le fil que je lui raconte. Et je sais mes enfants qui me gâtent d'émotions chaque jour qui passe. Et je sais, aussi, la confiance complice et spontanée, et l'imprévisible des lendemains.
Ce matin, je me suis réveillée en souriant.

samedi 27 novembre 2010

Délicatement cardiaque

Et voilà...
Paf boum.
Le réveil de printemps...
Ca devait arriver ...
Bin...



...ça arrive...

mardi 12 octobre 2010

Crisette

C'est mardi et je suis de bien mauvaise humeur.

Oui, oui, je souris quand même, allez...

Mais là, c'est un sourire un peu jaune, un sourire forcé, un sourire désabusé aussi... Faudrait que j'apprenne à composer avec ... Bin non, je ne suis pas capable... Je n'arrive pas à me satisfaire de ce qui ne me plaît qu'à moitié. En l'occurrence, et en ce moment, des trucs qui prennent pas mal de temps dans ma vie mais ne sont pas à la hauteur de mes attentes, ni même de ce qu'on m'avait annoncé.

Que faire ? Accepter que ce soit ainsi ? Chercher mieux ? Vous faites comment, vous ?
.
.
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Je rêve d'une boîte de melocakes à manger en charmante compagnie devant un film neuneu, en pyjama et grosses chaussettes, la couette sur les genoux. Quoi, régressif ?

vendredi 13 août 2010

Et voilà... On y est... Quelques mois, quelques rêves, et beaucoup de mots plus tard... Comme un aboutissement qui est un début, comme une fin en attendant la suite.
J'ai eu cette chance de partager avec des loups une belle histoire, une aventure humaine, une réelle rencontre, où tout se joue dans l'espace vide entre soi et l'autre, dans ce va-et-vient entre ce que nous sommes, et ce que nous cherchons, entre ce que nous rêvons et ce que nous pouvons, entre ce que nous donnons et ce que nous prenons.
Il y a eu des larmes, et tant de sourires... La magie est encore dans l'air, mais déjà la page se tourne. Que restera-t-il dans nos mains ? Que restera-t-il dans nos coeurs ? Que restera-t-il quand chacun continuera son chemin ? La nostalgie de ce qui n'a pas été est un prix inabordable ...


Un début comme une fin.

dimanche 1 août 2010

Keskejmèèèèèè saison 4, épisode 23

Ca fait longtemps, hein, la dernière crisette de keskejmè ?

Petit rappel des règles pour les nouvelles (et les nouveaux, si le jeu vous inspire...) :
  • une situation - parfois exceptionnelle, souvent aussi angoissante qu'une réunion chez le ministre, une manif ou un premier rencart.
  • la météo du jour, ses aléas
  • les objectifs avouables (et entre les lignes, les autres...)
  • quatre propositions vestimentaires au moins.
  • Vous votez en commentaire, ou suggérez votre tenue idéale ...
Pour la petite histoire, mes crises de keskejmè existent pour une bonne et simple raison :
JE SUIS UNE FEMME.
Et donc, forcément, de ce postulat de départ découlent les classiques "J'ai rien à me mettre", "Il faut absolument que je m'achète un jeans" et autres "Zut, je n'ai pas de chaussures qui vont avec cette robe."
Dans une crise de rationalisation digne des plans quinquennaux communistes extrêmes, j'avais commencé une base de données avec la liste de mes fringues, les possibilités de combinaisons et les critères tels que : météo, circonstances, objectif... Vu la vitesse de renouvellement de ma garde-robe (non, pas fashion addict, femme), je ne suis évidemment pas à jour et dois impérativement faire appel à l'équipe pour surmonter les inévitables aléas angoissants de la plongée dans le dressing qui précède immanquablement chaque étape importante de ma petite vie.
L'équipe, c'est toi, amie lectrice, ami lecteur.

Sachant que ma garde robe est équipée des pièces de base :
  • chemise blanche (5, en fait, mais toutes différentes, évidemment),
  • pantalon large (marron simple, marron à bretelles, gris à chevron, gris ligné),
  • jeans (dans la machine à l'heure qu'il est- et oui, ça j'en ai qu'un. Enfin non, y'en a un autre, trop large, et un trop délavé, donc ils ne comptent pas),
  • petite jupe noire (en biais ou à plis),
  • robes en tous genre (noire simple, noir décolletée, noire cool, à fleurs multicolore, blanche, marron, à grandes fleurs, en lin-coton, de créateur, modèle rétro, modèle fais gaffe à tes fesses, modèle bonne soeur,...),
bref... Je pense être relativement bien équipée pour faire face à toute situation où l'apparence et donc (au-delà des chaussures, qui feront l'objet d'une décision rapide et efficace) les choix vestimentaires, revêt une importance somme toute décisive dans la suite des opérations. La première impression, ça compte.

Et demain, je vais enfin rencontrer tous mes futur(e)s collègues en une fois - la réunion du lundi matin, suis déjà au jus... Va falloir assurer un max, non ?
Je me réjouis d'avoir mon mac book, de rencontrer plein de nouvelles têtes, sortir de mon petit monde que je connais trop bien, de découvrir une autre ville, d'avoir un regard décalé, de travailler (l'ordre est aléatoire, chacun mettra ses priorités, n'est-ce pas ?)
En plus, après cette première journée de travail dans la capitale, j'enchaîne avec une réunion où il n'y aura que des mecs (moi aussi, j'ai des cojones), des chics types pour la plupart -y'en a un que je connais pas bien, mais on ne m'en dit que du bien-, pour un projet ... euh... culturel ? Ouais, culturel, que ça me dirait bien d'y mettre un peu d'énergie... Etre la seule gonzesse avec cette bande-là, ça veut dire penser comme un mec, rêver comme un mec, regarder passer les filles en rue et surtout rire avec eux aux pires blagues que vous puissiez imaginer. Bref, c'est gai, moi j'aime bien... Mais ça cadre mal avec le petit tailleur et les talons cinq cm. Quoique. Je me dois de représenter dignement la gent féminine...
Bref, encore une fois, comment concilier féminité, assurance, sérieux (si, je suis sérieuse. Quand je le veux bien), sans me trahir moi, mais tout en respectant un poil les codes en place dans ces milieux aussi différents qu'indispensables à mon bonheur ? Des idées, les filles ?

Ah oui, quelques préalables :
  • je ne dois pas avoir l'air écolo provinciale gentille béni-oui-oui qui dira amen à tout
  • je ne veux pas avoir l'air assexuée - y'a des enjeux ailleurs (les jolis sourires dans le métro, hé, c'est important)
  • je ne veux pas me sentir déguisée ou trop apprêtée
  • pas question d'avoir l'air strict non plus - mes collègues ont l'air plutôt cool, et les gens du soir sont presque tous des artissssss'. Ou des psys. Ou les deux.
  • je ne connais pas encore la couleur de la housse de mon mac book (si, ça compte !)

Voici donc mes propositions :
  • pantalon large gris rayé + chemise blanche + foulard bleu turquoise vert à carreaux + sac turquoise + bandeau bleu dans cheveux + bottines noires souples
  • petite jupe noire + tshirt noir + sandales bio + sac à dos en cuir
  • pantalon marron + tshirt marron + tshirt turquoise + sac turquoise + bottines marron à talons 5 cm + foulard dans les cheveux (ils ne vont pas bien en ce moment, donc foulard quasi indispensable, meme si ca fait écolo, tant pis)
  • pantalon en lin marine + robe assortie + tshirt manches courtes blanc + sandales bio + sac turquoise + foulard beige, blanc et marine
  • pantalon en lin noir + chemise blanche col mao pas trop fermée (^^)+ collier turquoise + sac turquoise + bottines noires
  • pantalon en lin beige kaki + chemise blanche col mao pas trop fermée, avec un marcel rose en dessous + foulard à carreaux mauve et beige + sac à dos cuir + sandales bio ou bottines marrons
A vous... :D

lundi 14 juin 2010

S'éloigner à petits pas

Je pars. Dans ma tête, je suis déjà loin, ailleurs. C'est une autre étape, avec de nouvelles têtes, de nouveaux lieux et de nouveaux repères à trouver.

Ces dernières semaines sont celles des au revoir, l'air de rien, la distance s'installe tout doucement avec ceux qui font partie de mon quotidien. Mon café a un parfum de nostalgie, mes balades dans la ville prennent le goût des vacances, en remplacement de la banale habitude. Elles en ressortent plus savoureuses, bien sûr, et, à dire vrai, je ne m'en lasse pas. Et si le secret était là : redécouvrir chaque place, chaque nuage, chaque visage comme s'il était sur le point de sortir de nos vies, et profiter, savourer, déguster...

Pourtant je ne quitte pas tout. Mais le virage est tellement... énorme, que je ne garderai dans les mains et au coeur que ce qui ne s'enfuit pas avec le vent...

Ces pages qui se tournent me ramènent aux souvenirs plus lointains. Cette fois, c'est pour tes yeux: je ne pense pas que les papillons volent plus vite que les abeilles. A vrai dire, je ne comprend pas les papillons : ça vit ça meurt, c'est joli mais ça sert à quoi ? Tu m'expliques ?

Je sais seulement que les abeilles rouges se nourrissent de ce nectar de vie pour en faire du doux et sucré, fort et délicat dans le même temps, qui apaise les gorges irritées et nourrit les affamés, pour peu qu'ils ouvrent le poing.


Red Bee, that's who I am. A Bruxelles, Jérusalem, Liège, Dublin ou Namur, cela a été et cela sera. Et ceci est une fin, et ceci est un début. Dans la permanence, entre et au dedans, l'amour.

vendredi 7 mai 2010

Boum badaboum badaboum hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Wouha. J'en ai pris plein les oreilles ce soir. C'était bon, c'était fort comme un expresso, c'était partagé avec mini-moi 1, 2 et 3. C'était bonheur. Comment expliqué les vagues dans les oreilles, les mots qui bang, les rythmes qui déboussolent. Comment comprendre que la musique suscite ce truc totalement irrationnel entre l'oreille et le plexus, avec des prolongements incontrôlables dans les pieds, les mains, les cheveux. Mes ancêtres chamanes disent que c'est la vie qui passe dans les veines, quand tu sens la musique au creux du ventre, comme nous. Je crois que c'est vrai. Y'a un truc magique entre le nombril et le sein, ça m'enlève le surmoi, ça frétille du dedans, c'est à peine si je peux empêcher mes bras de boum et mes pieds de brrrrrrrr. C'est ainsi, certains ont le talent de vous envoyer l'émotion pan dans la gueule, sans en jouer, sans forcer, sans se la péter. Et j'en connais trois qui, quand ils partagent la note, m'éclatent, dans le sens le plus positif du terme.


Mais non, je n'ai pas d'ancêtres chamanes.





Ca change kékchose ?