Prendre le temps de digérer. Et tourner la page.
Et quand elle est tournée, plus ou moins vite, remettre les choses en place, selon l'ordre qui me convient.
Ca, c'est fait.
Dans ma ruche, trois lutins féroces. Autour de nous, des femmes-fleurs,des hommes-loups, des ours, un lapin... Mais surtout, des vies qui se construisent, jour après jour, parfois dans la joie et l'indécence crasse d'un bonheur dégoulinant... Parfois dans le doute, l'écorchure ou la peur... Témoignage forcément subjectif d'une réalité prismée. Il n'y a pas de réponse. Que des questions.
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lundi 7 février 2011
Tennis elbow
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mardi 1 février 2011
Eponge noire... et blanche !
Les doutes. Les peurs. Les délires. Les angoisses. Les cauchemars. Les reculs. Les hésitations. Les mensonges. Les freins. Les jalousies. Les drames. Les cachotteries. Les culpabilités.
Ca suinte.
Les sourires. Le bonheur. Le désir. Les moments complices. Le soleil. Les bonds de géant. Les promesses. Les capus nec capus. Les lendemains qui chantent.
Ca vit.
Ca suinte.
Les sourires. Le bonheur. Le désir. Les moments complices. Le soleil. Les bonds de géant. Les promesses. Les capus nec capus. Les lendemains qui chantent.
Ca vit.
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lundi 20 décembre 2010
Phoque ze snow
Normalement, on ne râle pas sur le temps.
Normalement, on ne généralise pas à tout vent contre les petites contrariétés de la vie.
Normalement, on accepte les défections comme des aléas.
Normalement, on ne croit pas à la malédiction.
Normalement, on dit "C'est la vie..."
MAIS BON SANG, J'EN AI MARRE ! 2010 EST L'ANNEE DES RENDEZ-VOUS MANQUES, DES ANNULATIONS EN TOUS GENRES, DES DEFECTIONS, DES DEMISSIONS, DES PROJETS QUI AVORTENT ET DES GENS QUI NE SONT PAS A LA HAUTEUR DE LEURS PROMESSES. ALORS SI EN PLUS DAME NATURE S'EN MÊLE, MOI JE DIS :
Bon ok, là, j'suis déçue parce que je me faisais une joie du concert du 23 décembre, ça mettait du soleil dans une saison que je vis mal. Et bien sûr, c'est la décision la plus sage. Renoncer.
Mais regardons en arrière... Puisque c'est la saison...
J'en ai marre des trucs qu'on annule à cause de la neige - hein Tom ... - . J'en ai ras le bol des rendez-vous qui tombent, des trains en retard qui compliquent tout, des gens qui se désistent, de ceux qui ne savent pas ce qu'ils veulent ou n'assument pas leurs failles, des patrons pas nets qui mentent pour cacher leurs incompétences, etc... RAS LE BOL des pas fiables, de ceux qui disent qu'ils font et ne font pas, qui disent qu'ils pensent et ne pensent pas, qui disent qu'ils sont mais ne sont pas...
Bon, je vais jurer un peu dans mon coin, et ça passera... ou pas. Je vais regarder ce qui va bien, attendre que cette foutue année de transition se termine, et arroser les jolies graines semées ces derniers temps. Je vais désinvestir encore, comme de plus en plus souvent, redéfinir les priorités, les précieux, les envies, les besoins, et avancer, un pas.
Puis encore un.
Puis encore un.
Puis encore un.
Puis encore un.
Puis encore un.
Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un.
Normalement, on ne généralise pas à tout vent contre les petites contrariétés de la vie.
Normalement, on accepte les défections comme des aléas.
Normalement, on ne croit pas à la malédiction.
Normalement, on dit "C'est la vie..."
MAIS BON SANG, J'EN AI MARRE ! 2010 EST L'ANNEE DES RENDEZ-VOUS MANQUES, DES ANNULATIONS EN TOUS GENRES, DES DEFECTIONS, DES DEMISSIONS, DES PROJETS QUI AVORTENT ET DES GENS QUI NE SONT PAS A LA HAUTEUR DE LEURS PROMESSES. ALORS SI EN PLUS DAME NATURE S'EN MÊLE, MOI JE DIS :
SSSSSSSSTTTTOOOOOOOOOOOOPPPPPPPPPP !
Bon ok, là, j'suis déçue parce que je me faisais une joie du concert du 23 décembre, ça mettait du soleil dans une saison que je vis mal. Et bien sûr, c'est la décision la plus sage. Renoncer.
Mais regardons en arrière... Puisque c'est la saison...
J'en ai marre des trucs qu'on annule à cause de la neige - hein Tom ... - . J'en ai ras le bol des rendez-vous qui tombent, des trains en retard qui compliquent tout, des gens qui se désistent, de ceux qui ne savent pas ce qu'ils veulent ou n'assument pas leurs failles, des patrons pas nets qui mentent pour cacher leurs incompétences, etc... RAS LE BOL des pas fiables, de ceux qui disent qu'ils font et ne font pas, qui disent qu'ils pensent et ne pensent pas, qui disent qu'ils sont mais ne sont pas...
Bon, je vais jurer un peu dans mon coin, et ça passera... ou pas. Je vais regarder ce qui va bien, attendre que cette foutue année de transition se termine, et arroser les jolies graines semées ces derniers temps. Je vais désinvestir encore, comme de plus en plus souvent, redéfinir les priorités, les précieux, les envies, les besoins, et avancer, un pas.
Puis encore un.
Puis encore un.
Puis encore un.
Puis encore un.
Puis encore un.
Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un. Puis encore un.
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dimanche 14 novembre 2010
Canada Dry
Quitte à réinventer le monde, je veux qu'il me plaise.
Je m'y veux libre d'être polymorphe et atomique,
je m'y veux libre de rêver mes 45 films par jour,
je m'y veux libre d'être rouge et verte, et même à petits pois arc-en-ciel,
je m'y veux libre de dire que les absents ont toujours torts, et surtout qu'ils manquent,
je m'y veux libre de me réveiller à 5h59 avec un appétit de vivre démesuré,
je m'y veux libre.
Sans réel pour m'enfermer. Sans règles pour jouer.
Je m'y veux libre d'être polymorphe et atomique,
je m'y veux libre de rêver mes 45 films par jour,
je m'y veux libre d'être rouge et verte, et même à petits pois arc-en-ciel,
je m'y veux libre de dire que les absents ont toujours torts, et surtout qu'ils manquent,
je m'y veux libre de me réveiller à 5h59 avec un appétit de vivre démesuré,
je m'y veux libre.
Sans réel pour m'enfermer. Sans règles pour jouer.
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samedi 9 octobre 2010
Mondanités
Cette sensation irradiante au fil des jours, comme un retour à l'abandon, un chemin à l'envers où la sagesse et l'expérience me font douter plus encore que l'impulsivité et la naïveté. J'étais là , avec tous ces gens autour, et j'étais perdue, et dans ma tête je repensais à autrefois, je repensais à cet appel, ce hurlement des tripes qui fait courir et se boucher les oreilles pour ne plus être sourd. Je veux de l'amour et du bonheur, pas des heures de "non, c'est moi plus que toi", pas des heures non plus d'humiliation, pas des heures encore où je me demande si c'est bien moi, et ce que je fous là. J'ai décroché du monde, et je me bats avec moi pour savoir laquelle a raison. Celle qui trouve le monde pourri et se questionne encore et toujours sur le sens de la vie, en pensant qu'on ne peut être vraiment libre qu'avec soi-même dans ces rares heures volées, et que seule la solitude nous préserve de la souffrance ? Celle qui pense que les gens autour de nous sont la plus grande richesse du monde, et que chacun a quelque chose à partager, peu importe ce qu'il est, et ce qu'il fait bien ou mal.
Sortir de la fonctionnalité. Parler avec l'intérieur, entrouvrir les carapaces... Quand mes yeux se voilent, et que je me tais, c'est l'heure du doute, c'est l'heure de la faille, comment rester soi et ne pas se perdre dans ce ballet violent du luxe et de la superficialité, où plus personne ne sait vraiment ce qu'il fait là ni pourquoi il dit bonjour à lui et pas à elle, qui doit être présenté à qui, et si tout cela a le moindre sens. Petite fierté mal placée, j'ai regardé dans les yeux chaque personne saluée, ceux que je crois connaître et les autres, ceux que j'aime, et ceux qui m'indigèrent. En sachant de chacun qui il était, d'où je le connaissais ou pas, et ce que nous avions éventuellement en commun. Et le bilan est vertigineux. Sans doute est-ce pour cela que les gens buvaient tant... Pour oublier qu'ils avaient oublié. Saint-Ex et petites vies, comment aimer ce monde-là ?Et comment accepter d'en faire partie sans perdre pied, en se pardonnant de "fauter" en souriant parfois à ces fantômes du vide. Et comment arriver à dire au-delà de l'angoisse, les appétits lumineux, les espoirs et l'envie d'agir ? Et comment ? Et pourquoi ? Et demain ?
Je voudrais vivre ne fût-ce qu'une journée sans me soucier du lendemain, sans me poser de question, sans peser les pourquoi et les comment, sans conscience.
J'irai donc par les routes d'ailleurs quérir la force et le doux silence.
Sortir de la fonctionnalité. Parler avec l'intérieur, entrouvrir les carapaces... Quand mes yeux se voilent, et que je me tais, c'est l'heure du doute, c'est l'heure de la faille, comment rester soi et ne pas se perdre dans ce ballet violent du luxe et de la superficialité, où plus personne ne sait vraiment ce qu'il fait là ni pourquoi il dit bonjour à lui et pas à elle, qui doit être présenté à qui, et si tout cela a le moindre sens. Petite fierté mal placée, j'ai regardé dans les yeux chaque personne saluée, ceux que je crois connaître et les autres, ceux que j'aime, et ceux qui m'indigèrent. En sachant de chacun qui il était, d'où je le connaissais ou pas, et ce que nous avions éventuellement en commun. Et le bilan est vertigineux. Sans doute est-ce pour cela que les gens buvaient tant... Pour oublier qu'ils avaient oublié. Saint-Ex et petites vies, comment aimer ce monde-là ?Et comment accepter d'en faire partie sans perdre pied, en se pardonnant de "fauter" en souriant parfois à ces fantômes du vide. Et comment arriver à dire au-delà de l'angoisse, les appétits lumineux, les espoirs et l'envie d'agir ? Et comment ? Et pourquoi ? Et demain ?
Je voudrais vivre ne fût-ce qu'une journée sans me soucier du lendemain, sans me poser de question, sans peser les pourquoi et les comment, sans conscience.
J'irai donc par les routes d'ailleurs quérir la force et le doux silence.
vendredi 17 septembre 2010
Stetson à trois sous
Je me sens étrangère. Surnuméraire. Excédentaire. Je ne reconnais pas le monde, les gens, les lieux. Tout semble sous tension, comme si, comme si. J'ai peur en marchant dans la rue, je regarde cet homme, son alcool à la main, je le trouve pitoyable. S'évader, un soir une heure une nuit boire à s'en pourrir le foie, jouer aux grands et s'effondrer là, sur le trottoir, dans la fange des merdes de chiens diluées à l'urine des panses dilatées.
Les gens sont laids, ils me dégoûtent. Est-ce la sobriété qui me rend lucide ? Est-ce mon déterminisme à aimer mon prochain qui flanche encore ?
Les gens sont laids.
Et que je t'attaque par devant, par derrière, tu ne sais pas à qui tu parles et tu trucides sans pudeur. Tu n'as pas besoin de dire que l'autre est nul pour prendre de la valeur. Si tu savais comme ça te rend minable... Et quand tu comprends et te rétrécis, il est trop tard, mon gars. Tu as dérapé, trop vite, avant même que la confiance n'existe. Tu es rayé.
Les gens sont laids.
Je suis aussi un gens, je me sens moche, et pourtant je sais que mon regard s'illumine encore, parfois. Je sais que je peux tout donner. Et tout reprendre sur un mot, une phrase ou un silence. Alors, quoi ?
Les gens sont laids.
Dans la nuit, le sombre, l'obscur, j'aurais pu ce soir aussi boire et les lunettes roses, mais non. Je veux sentir, je veux comprendre et me souvenir, je veux savoir où je vais, maintenant, les yeux ouverts.
Et je veux trouver le beau, dans cette laideur.
Les gens sont laids, ils me dégoûtent. Est-ce la sobriété qui me rend lucide ? Est-ce mon déterminisme à aimer mon prochain qui flanche encore ?
Les gens sont laids.
Et que je t'attaque par devant, par derrière, tu ne sais pas à qui tu parles et tu trucides sans pudeur. Tu n'as pas besoin de dire que l'autre est nul pour prendre de la valeur. Si tu savais comme ça te rend minable... Et quand tu comprends et te rétrécis, il est trop tard, mon gars. Tu as dérapé, trop vite, avant même que la confiance n'existe. Tu es rayé.
Les gens sont laids.
Je suis aussi un gens, je me sens moche, et pourtant je sais que mon regard s'illumine encore, parfois. Je sais que je peux tout donner. Et tout reprendre sur un mot, une phrase ou un silence. Alors, quoi ?
Les gens sont laids.
Dans la nuit, le sombre, l'obscur, j'aurais pu ce soir aussi boire et les lunettes roses, mais non. Je veux sentir, je veux comprendre et me souvenir, je veux savoir où je vais, maintenant, les yeux ouverts.
Et je veux trouver le beau, dans cette laideur.
mardi 7 septembre 2010
Et si je me trompais ?
Le pire, c'est le moment où arrive cette question lancinante. C'est comme une sirène de navire que tu n'entendais plus, comme un phare que tes yeux brûlés ne voyaient pas, comme un "Je te l'avais bien dit" que tu voudrais faire remanger à ton père, ta mère, ton frère et ta soeur, woho.
Le pire, c'est il y a dix minutes. Ou alors dans dix jours. Enfin bref, dans ces heures-ci, quand les yeux ouverts, tu te dis ça. Et tu sais ce que tu y a mis, ce que tu as donné et ce que tu as pris, ce que tu as espéré et ce que tu as reçu. Tu sais que ça comptera comme un souvenir trop précieux, sans doute amer, qui aura bien plus de valeur dans la nostalgie que dans le présent, et tu t'en voudras.
Le pire, c'est quand tu te regarderas dans le miroir, et que tu te diras que tu as frôlé l'aliénation, que tu as encore perdu la mesure des choses, que tu as crû pouvoir mais que tu n'as pas pu, pour mille et une raison que tu ne connais même pas, qui ne dépendent pas de toi.
Le pire, c'est quand un matin, prochain, bientôt, tu percuteras une fois de trop un réel qui n'est pas à la hauteur de tes espoirs, et que tu entendras enfin cette phrase qui tourne et retourne dans la salle d'attente des mots depuis des semaines et des semaines. Et tu verras le monde comme il est, moche, et les gens comme ils sont, parfois beaux dehors, souvent moches dedans.
Le pire, c'est quand dans ton sourire il n'y aura plus la moindre trace d'amour, et que tu diras :
Le pire, c'est il y a dix minutes. Ou alors dans dix jours. Enfin bref, dans ces heures-ci, quand les yeux ouverts, tu te dis ça. Et tu sais ce que tu y a mis, ce que tu as donné et ce que tu as pris, ce que tu as espéré et ce que tu as reçu. Tu sais que ça comptera comme un souvenir trop précieux, sans doute amer, qui aura bien plus de valeur dans la nostalgie que dans le présent, et tu t'en voudras.
Le pire, c'est quand tu te regarderas dans le miroir, et que tu te diras que tu as frôlé l'aliénation, que tu as encore perdu la mesure des choses, que tu as crû pouvoir mais que tu n'as pas pu, pour mille et une raison que tu ne connais même pas, qui ne dépendent pas de toi.
Le pire, c'est quand un matin, prochain, bientôt, tu percuteras une fois de trop un réel qui n'est pas à la hauteur de tes espoirs, et que tu entendras enfin cette phrase qui tourne et retourne dans la salle d'attente des mots depuis des semaines et des semaines. Et tu verras le monde comme il est, moche, et les gens comme ils sont, parfois beaux dehors, souvent moches dedans.
Le pire, c'est quand dans ton sourire il n'y aura plus la moindre trace d'amour, et que tu diras :
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