Dans ma ruche, trois lutins féroces. Autour de nous, des femmes-fleurs,des hommes-loups, des ours, un lapin... Mais surtout, des vies qui se construisent, jour après jour, parfois dans la joie et l'indécence crasse d'un bonheur dégoulinant... Parfois dans le doute, l'écorchure ou la peur... Témoignage forcément subjectif d'une réalité prismée. Il n'y a pas de réponse. Que des questions.
mercredi 6 juillet 2011
Positiviste un jour..
Je viens de changer de job, je gère la fatigue nerveuse que ça entraîne forcément très basiquement : je souris. Je souris encore, et encore, parce que je trouve franchement que ma vie est belle.
Naïve ? Non. Aveugle ? Non plus.
Au contraire. C'est un choix. Une volonté.
Je ne vis pas dans le monde des bisounours. Je vois les mêmes ennuis que tout le monde, la crise, les horreurs du nucléaire, les dérives, j'ai des fins de mois très serrées, des soucis au quotidien , et des moments de blues profond très profond.
Mais j'ai décidé une bonne fois pour toutes que j'avançais, et que je voulais du bonheur, construit avec ceux qui choisissent d'en être, à hauteur de mes appétits de vie, .
Et j'ai très très faim.
Ca te choque ?
vendredi 11 mars 2011
Sur la table
Je suis sortie de ces 8 heures ensemble, j'ai ressenti les inconnus dans la rue comme une agression, après tant d'intimité. Et dans le téléphone, les mots de l'ami, celui qui est si proche, comme un réconfort dans l'effort au fil du jour, un encouragement à creuser et creuser encore, sur le fil rouge.
Et dans les magasins, rien ne me parle, je veux la peau de mes bébés.
Et cette femme maigre, si maigre, qui avance vers moi, inconnue qui me fait mal dans les os, sous la peau, peut-être que toi tu ne souffres pas mais ta laideur m'arrache.
Et ces hommes qui se retournent sur cette autre, indécence, après la si belle fragilité de la femme du jour.
Et ces idées pillées, détournées, violentées avant même que d'exister, et ces trahisons plus ou moins grandes des absents. Les ab-sents qui ab-andonnent... Ils se servent et s'en vont, coupables pour toujours. Je ne sais pas pardonner. Je ne peux qu'aimer et désaimer. Hélàs.
Imprimée par une journée, incapable de partir, incapable de rester, je prends la mesure de l'amour dit, et celle de l'amour tu.
Nous sommes vivants. Ca vaut bien tous les murs.
samedi 1 janvier 2011
La nouvelle commence...
Il y a eu ça : www.vendredi13.be
Et ça : www.mademoiselle-gaspard.be
Et ça : http://www.youtube.com/watch?v=BB4AwFGyY-Y
Et ça : http://www.youtube.com/watch?v=BZQGkMZuAHM
Et ça : http://www.youtube.com/watch?v=SA-juSUSN5I
Et ça : http://www.youtube.com/watch?v=v-d4HQU2KU4
Et ça : http://www.youtube.com/watch?v=Awitnqq1_58
Et ça : http://www.youtube.com/watch?v=mBq7J1zsIsg
Et ça : http://stopzeclope.blogspot.com
Et ça : http://noragaspard.blogspot.com
Je crois que je vais un peu m'occuper de moi, maintenant...
Et je sais ce que j'ai envie de vivre.
Adieu illusions, sceau indéniable de 2010...
Bonjour Monde Réel, 2011, volonté, projets, responsabilité, engagement. Et Amour, tiens.
samedi 18 décembre 2010
Comme une confidence...
Je fais le point sur le chemin parcouru, sur les angoisses d'avant, sur les peurs et les fuites. Je regarde l'heure, je veux profiter de chaque minute. En 10 jours, le jour même où je disais l'insupportable errance du vide, dans la nuit, ce jour-là justement... Et en un an, la réparation de l'âme, pour arriver à ce matin. La vie est étonnante. Je dois avoir une bonne étoile, quelque part, je le sais. Et je sais l'ami qui communique avec elle. Et je sais les justes qui mettent des claques au bon moment. Et je sais monsieur le psy qui redessine le fil que je lui raconte. Et je sais mes enfants qui me gâtent d'émotions chaque jour qui passe. Et je sais, aussi, la confiance complice et spontanée, et l'imprévisible des lendemains.
Ce matin, je me suis réveillée en souriant.
lundi 26 juillet 2010
L'appel du pied
dimanche 20 juin 2010
Métabonheur
Hier matin, cérémonie de butinage miel de vie, les doigts qui collent et le(s) noir(s) qui retape(nt), trois au moins, j'ai du mal à ouvrir les yeux, jolies fleurs et ménagerie, sourire et se laisser émerger au mode vivant, petit matin tendresse, comme quand on restait en pyjama devant les dessins animés jusque midi, autrefois. Même sensation. Autour de la tablée, un peu de tout, du précieux couillu, des humanitaines, des bonbons, un pamplemousse rose.
Transhumance vers demain, haute symbolique de cet accompagnement sur le chemin, le fauteuil qui repose, les voitures jaunes aïe-vazy-j'suis-à-la-masse-c'est-rigolo, et descendre pour finir ma route seule, vers là-bas, où quelqu'un m'attend.
Découverte d'un nouveau monde. Coup de foudre humain, artistique, géographique. L'impression de monter sur une scène vide, où mes souliers rouges m'attendent.
Prendre le temps de marcher pieds nus vers le précieux écorché, poser ses fesses sur une chaise dans le froid et le vert, regarder le ciel, souffler sur les nuages, se dire que ça se passe quelque part en-dessous du nombril, admirer, partager un café, débroussailler des ponts de corde et rêver les rencontres.
Retrouver le monde, la foule, et dans la foule chacun, avec étincelle douce au coin de l'oeil. Boire un verre. Jeter ses sourires à la gueule de la pluie, écouter les mots par la peau, vibrer du dedans, sentir les bleus qui virent au jaune, s'attendrir d'une danse, bulles désalignées.
Marcher, se retrouver là où tout commence. Illuminer. S'asseoir face à demain, et entendre le soleil, ma place est là.
Je suis là.
dimanche 13 juin 2010
What the hell are you doing ?
Clashing
Hoping
Writing
Shooting
Singing
Dancing
Wishing
Needing
Tickling
Living
samedi 24 avril 2010
Ca pue le bonheur
Et j'ose presque pas le dire, parce que notre pays n'a plus de gouvernement, mon boulot me fait parfois chier, mes enfants sont chez leur père, ma connexion internet a encore sauté au mauvais moment, mon téléphone est naze parce que j'ai payé ma facture en retard, y'a encore un curé qui a bousillé une vie et qui s'en vante presque, mon frigo est vide, je suis belge et y'a des jours où ça craint, je n'ai pas d'amoureux, ma fille a laissé une pomme dans son sac à dos... il y a quinze jours, ma collègue a reçu son C4, j'ai du mal à dormir, mon boss m'a demandé de faire 25 lettres personnalisées à 16h.