Affichage des articles dont le libellé est apéro. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est apéro. Afficher tous les articles

samedi 3 septembre 2011

Bridget Jones Therapy

Quelques jours de vacances, après des débuts professionnels qui secouent un peu. Enfin, aujourd'hui surtout. Nous ne sommes pas dans le monde des bisounours, tiens... Et même, il y a des requins qui rôdent et tentent l'influence. Mais soit, peu importe, ça fait partie du jeu, je le savais aussi, même si sur le moment, c'est un peu blessant, et bien je compose avec cette dimension-là. Changement un.
Mais bon, la vie, ce n'est pas que le travail, pas vrai ? Alors ces quelques jours de congés, je me les donne, à moi, et personne d'autre. Prendre soin de mon âme, de mes écorchures, nourrir l'intérieur, oeuvrer au bonheur de chaque jour, seule puisque c'est ainsi... Retrouver mes précieux, le temps d'un café, d'un resto, d'une journée, et s'offrir les plaisirs simples.
Alors j'ai accepté l'aide d'un ami, pour me véhiculer dans ma mission . Avant je ne savais pas accepter cela. Changement deux.
J'ai fait d'abord les stocks, tout ça... Puis deuxième fournée : pour la première fois de ma vie, je n'ai acheté que des choses qui me font plaisir, qui me font du bien, me régalent le corps, me retapent, et sont autant de référents sentimentaux. Bordel, je choisis ma nourriture en fonction de mon humeur, et visiblement je suis en phase avec ces quelques jours de congé...
Feta, olives, houmous,... pour mes souvenirs de voyage.
Tortelloni aubergines lardons ail parce que c'est un plat que j'adore, et qui a désormais une histoire.
Pâte à tartiner aux noisettes artisanales, découverte chez un Verviétois sympa, et particulièrement efficace pour me mettre de bonne humeur le matin.
Philadelphia ciboulettes et chips buggle. Pour la soirée feignasse qui ne manquera pas d'arriver.
Vin blanc, pour mon visiteur de lundi, inestimable.
Pain complet et fromage qui pue. Souvenir bio et visite à Valériane.
Häagen Dazs Macadamia Nut Brittle. Sans autre explication.
Et ... évidemment... mélocakes et vin rouge. Parce que j'ai le coeur triste, et que ce soir c'est "thérapie Bridget Jones".

Tu veux un verre ?

vendredi 17 septembre 2010

Stetson à trois sous

Je me sens étrangère. Surnuméraire. Excédentaire. Je ne reconnais pas le monde, les gens, les lieux. Tout semble sous tension, comme si, comme si. J'ai peur en marchant dans la rue, je regarde cet homme, son alcool à la main, je le trouve pitoyable. S'évader, un soir une heure une nuit boire à s'en pourrir le foie, jouer aux grands et s'effondrer là, sur le trottoir, dans la fange des merdes de chiens diluées à l'urine des panses dilatées.
Les gens sont laids, ils me dégoûtent. Est-ce la sobriété qui me rend lucide ? Est-ce mon déterminisme à aimer mon prochain qui flanche encore ?
Les gens sont laids.
Et que je t'attaque par devant, par derrière, tu ne sais pas à qui tu parles et tu trucides sans pudeur. Tu n'as pas besoin de dire que l'autre est nul pour prendre de la valeur. Si tu savais comme ça te rend minable... Et quand tu comprends et te rétrécis, il est trop tard, mon gars. Tu as dérapé, trop vite, avant même que la confiance n'existe. Tu es rayé.
Les gens sont laids.
Je suis aussi un gens, je me sens moche, et pourtant je sais que mon regard s'illumine encore, parfois. Je sais que je peux tout donner. Et tout reprendre sur un mot, une phrase ou un silence. Alors, quoi ?
Les gens sont laids.
Dans la nuit, le sombre, l'obscur, j'aurais pu ce soir aussi boire et les lunettes roses, mais non. Je veux sentir, je veux comprendre et me souvenir, je veux savoir où je vais, maintenant, les yeux ouverts.
Et je veux trouver le beau, dans cette laideur.

samedi 8 mai 2010

La mémoire (s)élective

Comment expliquer que de ce bonheur de vie, je n'écrive que les colères ou les emballements ? Pourtant chaque jour qui passe est un nid à sourires, un verre à bulles d'espoir. Je n'aime pas l'espoir, c'est de la procrastination existentielle. Les audaces du jour sont nos précieuses loupiotes, soleils de mi-nuit avinée (encore !!!), il est temps pour la lucidité. Trois heures de sommeil, c'est peu. Mais wouw, c'est bon ! J'en veux encore, des soirées qui partent tout à fait ailleurs que ce qui était prévu, des moments qui dérapent vers du plus beau encore, des tiroirs qui s'éclatent et se mélangent, des loups et des biques à la même table, des oeuvres improvisées, des qui déboulent d'on ne sait où, des sourires à 4h15, 5h16, 6h17, 7h18, des heures de vie. Si on peut juste éviter la petite douleur lancinante quand je regarde le ciel, c'est bien.