Dans ma ruche, trois lutins féroces. Autour de nous, des femmes-fleurs,des hommes-loups, des ours, un lapin... Mais surtout, des vies qui se construisent, jour après jour, parfois dans la joie et l'indécence crasse d'un bonheur dégoulinant... Parfois dans le doute, l'écorchure ou la peur... Témoignage forcément subjectif d'une réalité prismée. Il n'y a pas de réponse. Que des questions.
lundi 10 octobre 2011
Juste bien
L'essentiel va bien, tu as ce sentiment d'être plutôt juste, dans le bon, correct avec toi-même, de tendre à ça avec les autres aussi.
Tu sais que dans tous les domaines tu es au vrai, que chaque mot dit est un mot pensé, que chaque sourire est sincère, que chaque minute d'amour est cadeau, que chaque pas en avant t'apprend, et que tout ce qui arrive porte une part de positif, même si ce n'est pas toujours évident au premier regard, et que les doutes sont sains, pour une fois, et ton attitude bienveillante, tant pour toi que pour ce qui t'entoure.
C'est là. C'est ça. J'en suis exactement là. Sur le fil.
mardi 9 août 2011
Délicatesse
J'ai rêvé longtemps. Désormais le réel, danse tribale aux facettes miroitantes, heures absolues, bleutées, nordiques.
J'ai dit les rêves. Désormais le possible, elles se sont percutées, mes vies. L'énergie d'une fusion, dans la réconciliation avec soi, dans la paix entre tout et rien, entre hier et demain.
Je vis, ici et aujourd'hui. Je porte en moi la force fragile, et la folie douce. Je ne suis pas paradoxe, je suis multiple.
J'ai dit mes plusieurs, et j'ai écouté aussi. Et j'ai parlé d'amour.
Je crois que c'est la première fois que j'écris ce mot avec ce sens-là sur ce blog.
mercredi 6 juillet 2011
Positiviste un jour..
Je viens de changer de job, je gère la fatigue nerveuse que ça entraîne forcément très basiquement : je souris. Je souris encore, et encore, parce que je trouve franchement que ma vie est belle.
Naïve ? Non. Aveugle ? Non plus.
Au contraire. C'est un choix. Une volonté.
Je ne vis pas dans le monde des bisounours. Je vois les mêmes ennuis que tout le monde, la crise, les horreurs du nucléaire, les dérives, j'ai des fins de mois très serrées, des soucis au quotidien , et des moments de blues profond très profond.
Mais j'ai décidé une bonne fois pour toutes que j'avançais, et que je voulais du bonheur, construit avec ceux qui choisissent d'en être, à hauteur de mes appétits de vie, .
Et j'ai très très faim.
Ca te choque ?
lundi 6 juin 2011
L'Etape.
Je ne dors plus. L'impression d'être à un moment clef.
Avoir fait tout ce chemin pour écrire, écrire, écrire encore, partager les mots, le verbe, le sens, et demain peut-être, avoir comme outil de travail essentiel, reconnu comme compétence, les mots.
Je vais boire un café, respirer un grand coup, et faire ça bien. L'Oréal.
mercredi 18 mai 2011
Et maintenant...
Commence la longue procédure de sélection. Je ne sais pas combien de temps cela va prendre, ni évaluer mes chances... J'ai les compétences, l'expérience requises, mais... et après ?
Mais chut, ne pas tout dire.
Et croiser les doigts. Les orteils. Et tout ce qui peut l'être.
A suivre...
dimanche 15 mai 2011
L'herbe semble toujours aussi verte.
C'est pas que je sois mal.
C'est pas non plus que je veuille que ça change à tout prix, ou qu'il faille révolutionner l'univers.
C'est juste là, comme ça, en moi.
Comme une force secrète.
Comme une certitude.
Comme une bougie allumée dans ma tête, en continu.
C'est un peu comme un secret qu'on ne partage pas.
Comme un émerveillement dans le noir.
Comme une vie parallèle, invisible de l'extérieur.
Allez, c'est pas tout ça... A la soupe !
mercredi 13 avril 2011
Boule à facettes
Car tout cela est moi, tant l'écriture neuneu que les nouvelles érotiques, tant la tête de trois km de long que les photos sensuelles, tant la vie de maman que la femme libre.
C'est nouveau, enfin pas tant que ça... C'est le fruit d'un travail de longue haleine, pour accepter et assumer plus ou moins bien mes réussites et mes échecs, mes passions et mes faiblesses, mes certitudes rares et mes doutes nombreux.
Alors oui, oui, et encore oui, je suis allotropique, boule disco et même un peu dingo... Ca vous dérange ?
dimanche 6 mars 2011
Humeurs
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Voir partir les trains et rester sur le quai.
..
Se sentir d'un autre monde, et découvrir chaque jour les autres, comme des invités.
...
Avoir conscience du soleil, et des sourires sincères.
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Etre presque bien, et aimer le presque aussi.
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Regarder hier, en pensant à demain, et arrêter tout.
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C'est ici, et c'est maintenant. Toujours. Chaque fois. Jamais.
...
Pour la première fois, y penser.
samedi 18 décembre 2010
Comme une confidence...
Je fais le point sur le chemin parcouru, sur les angoisses d'avant, sur les peurs et les fuites. Je regarde l'heure, je veux profiter de chaque minute. En 10 jours, le jour même où je disais l'insupportable errance du vide, dans la nuit, ce jour-là justement... Et en un an, la réparation de l'âme, pour arriver à ce matin. La vie est étonnante. Je dois avoir une bonne étoile, quelque part, je le sais. Et je sais l'ami qui communique avec elle. Et je sais les justes qui mettent des claques au bon moment. Et je sais monsieur le psy qui redessine le fil que je lui raconte. Et je sais mes enfants qui me gâtent d'émotions chaque jour qui passe. Et je sais, aussi, la confiance complice et spontanée, et l'imprévisible des lendemains.
Ce matin, je me suis réveillée en souriant.
mardi 19 octobre 2010
Keskejmèèèèè 5678 - la fin d'une époque ?
Demain journée 5ème 5ème, celle où le matin je fais du montage de dossier volontaire avec un chic type, et où l'après-midi est réservé à mes enfants... Et bien...
Evidemment, je peux encore changer d'avis demain matin.
Evidemment je peux vouloir d'un coup m'habiller en fille - femme enfant - femme fatale - executive woman - garçon manqué.
Evidemment.
Enfin, là, et jusqu'à demain, je vais m'octroyer quelques moments d'auto-satisfaction : oui, la route est longue, mais j'avance...
mardi 12 octobre 2010
Crisette
Oui, oui, je souris quand même, allez...
Mais là, c'est un sourire un peu jaune, un sourire forcé, un sourire désabusé aussi... Faudrait que j'apprenne à composer avec ... Bin non, je ne suis pas capable... Je n'arrive pas à me satisfaire de ce qui ne me plaît qu'à moitié. En l'occurrence, et en ce moment, des trucs qui prennent pas mal de temps dans ma vie mais ne sont pas à la hauteur de mes attentes, ni même de ce qu'on m'avait annoncé.
Que faire ? Accepter que ce soit ainsi ? Chercher mieux ? Vous faites comment, vous ?
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Je rêve d'une boîte de melocakes à manger en charmante compagnie devant un film neuneu, en pyjama et grosses chaussettes, la couette sur les genoux. Quoi, régressif ?
vendredi 6 août 2010
Réveiller la louve.
lundi 12 juillet 2010
Déposer.
Je me suis trompée chaque fois.
Aujourd'hui seulement,
j'ai les bras assez forts, et la tête assez libre, et le coeur assez plein.
C'est maintenant que tout commence.
mardi 22 juin 2010
L'arnacher solidement.
Se choisir un premier sourire.
Compter une dernière fois jusqu'à ... trois.
Et
dimanche 20 juin 2010
Métabonheur
Hier matin, cérémonie de butinage miel de vie, les doigts qui collent et le(s) noir(s) qui retape(nt), trois au moins, j'ai du mal à ouvrir les yeux, jolies fleurs et ménagerie, sourire et se laisser émerger au mode vivant, petit matin tendresse, comme quand on restait en pyjama devant les dessins animés jusque midi, autrefois. Même sensation. Autour de la tablée, un peu de tout, du précieux couillu, des humanitaines, des bonbons, un pamplemousse rose.
Transhumance vers demain, haute symbolique de cet accompagnement sur le chemin, le fauteuil qui repose, les voitures jaunes aïe-vazy-j'suis-à-la-masse-c'est-rigolo, et descendre pour finir ma route seule, vers là-bas, où quelqu'un m'attend.
Découverte d'un nouveau monde. Coup de foudre humain, artistique, géographique. L'impression de monter sur une scène vide, où mes souliers rouges m'attendent.
Prendre le temps de marcher pieds nus vers le précieux écorché, poser ses fesses sur une chaise dans le froid et le vert, regarder le ciel, souffler sur les nuages, se dire que ça se passe quelque part en-dessous du nombril, admirer, partager un café, débroussailler des ponts de corde et rêver les rencontres.
Retrouver le monde, la foule, et dans la foule chacun, avec étincelle douce au coin de l'oeil. Boire un verre. Jeter ses sourires à la gueule de la pluie, écouter les mots par la peau, vibrer du dedans, sentir les bleus qui virent au jaune, s'attendrir d'une danse, bulles désalignées.
Marcher, se retrouver là où tout commence. Illuminer. S'asseoir face à demain, et entendre le soleil, ma place est là.
Je suis là.