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dimanche 15 mai 2011

Barricades.

Le jour où tu ouvres les yeux, tu te rends compte que ça t'est tombé sur la gueule depuis un petit temps déjà, et que t'as rien vu venir.
En fait si, mais sans doute que tu ne voulais pas voir.
En fait si, mais, comme depuis deux ans, tu te demandes si tu ne te fais pas des idées.
En fait si, mais au début c'était discret.
Quelques mots, puis des phrases, puis carrément des paragraphes.
Quelques allusions légères, puis appuyées, puis claires et franches, puis tu as peur.
Tu as peur de te laisser aller.
Tu as peur de te tromper.
Tu as peur de foncer trop fort trop vite trop mal.
Tu as peur de connaître la fin de quelque chose qui n'a pas commencé.

Sauf les premiers sourires.
Sauf les premiers mots.
Sauf les premiers baisers.
Sauf les premiers souvenirs.

Se souvenir d'hier, il y a quelques mois, il y a des années
Se souvenir que ça peut faire mal, et que ce n'est pas le but
Se souvenir de penser à se protéger, de reprendre l'habitude du silence.
Se souvenir aussi que tout est possible, quand on commence à vivre, au lieu d'imaginer.

Je crois que ça m'est tombé sur la gueule, et que je n'ai rien vu venir. En fait si, mais...

vendredi 18 février 2011

Exploding la grisaille.

Hihi... J'aimerais bien être de mauvaise humeur, râler sur la merditude du monde, les tétards, les pas de bras pas de chocolat et autres unaddicted...

J'aimerais bien trouver tout grave, on n'a pas de gouvernement, les factures attendent, le train est en retard, le ciel est gris.

J'aimerais bien avoir une once de bon sens et de lucidité socialement acceptable, et pas toujours du noir et blanc clashés au rouge tripes.

J'emmerde les gâche-bonheur, les vat'en guerre et les pisse-vinaigre.

Aujourd'hui je souris. Parce qu'on est le 18 février, et que je trouve cela joli.

lundi 7 février 2011

Tennis elbow

Prendre le temps de digérer. Et tourner la page.
Et quand elle est tournée, plus ou moins vite, remettre les choses en place, selon l'ordre qui me convient.



Ca, c'est fait.

samedi 15 janvier 2011

HOME

J'ai fait le tour de ce qu'il y avait à voir. Et même si je n'en ai pas fait le tour... Cela me suffit.
Je rentre à la maison. Auprès de moi, celle que j'étais, et celle qui étouffe au dedans, derrière la guerrière sauvage.
Le temps de la paix et du réconfort est venu, pour ma peau, pour ma tête.
Je souris de l'intérieur. La vie fait de merveilleux cadeaux.

vendredi 7 janvier 2011

Blanche colombe.

Dans un nuage aux couleurs opposées, je pense. Je me questionne, beaucoup, mais calmement. Peut-être que je suis la reine des pommes. Et que j'ai fait de la compote. Peut-être... Pourtant je n'en ai pas l'impression, j'ai été peut-être moins vigilante ces derniers temps, à me laisser déborder par des émotions acides... C'est un peu dingue, alors que tout a bougé si fort dans ma vie ces derniers temps que les questions d'un autre temps soient remises sur la table...
Moi je trouve que je vais plutôt bien, en fait. Les soucis sont matériels, et cela use, mais n'empêche pas de vivre. Le boulot avance, avec hélas les contraintes de navigation d'un paquebot, mais tout de même, ça bouge ! Les enfants vont plutôt bien, ce qui est difficile est partagé, le reste aussi.  Et moi... J'ai vécu ces derniers temps des moments de grand bonheur, et je les garde précieusement au creux des instants doux. Et cela me rend forte. Peu importe les chiots qui mordillent mes bas de pantalon, c'est vers les étoiles que je regarde.

samedi 18 décembre 2010

Comme une confidence...

Et puis un matin, après des mots et des mots et des mots, je me réveille comme en paix. Je sais. Vous ne savez pas, je n'ai rien dit. Mais je sais.
Je fais le point sur le chemin parcouru, sur les angoisses d'avant, sur les peurs et les fuites. Je regarde l'heure, je veux profiter de chaque minute. En 10 jours, le jour même où je disais l'insupportable errance du vide, dans la nuit, ce jour-là justement... Et en un an, la réparation de l'âme, pour arriver à ce matin. La vie est étonnante. Je dois avoir une bonne étoile, quelque part, je le sais. Et je sais l'ami qui communique avec elle. Et je sais les justes qui mettent des claques au bon moment. Et je sais monsieur le psy qui redessine le fil que je lui raconte. Et je sais mes enfants qui me gâtent d'émotions chaque jour qui passe. Et je sais, aussi, la confiance complice et spontanée, et l'imprévisible des lendemains.
Ce matin, je me suis réveillée en souriant.

samedi 27 novembre 2010

Délicatement cardiaque

Et voilà...
Paf boum.
Le réveil de printemps...
Ca devait arriver ...
Bin...



...ça arrive...

mardi 23 novembre 2010

Ouvrir la porte

Jour doux. Jours doux, je devrais dire... Dans la grande outre vide, je mets de l'eau claire, de l'eau forte et de l'eau de vie... Je mélange et c'est le feu d'artifice... Retrouver les amis, saluer ceux qui partent, et sourire. Sourire à Joe Dassin, qui n'avait rien compris... Et rêver tout bas.


Ah ouais... La vie est trop chère, je n'y arrive plus. Je cherche un ou une coloc... Qui puisse survivre dans un monde comme celui-ci.

mardi 19 octobre 2010

Keskejmèèèèè 5678 - la fin d'une époque ?

C'est l'automne. C'est froid ça mouille mais c'est quand même très joli, à ce stade, quand les ruelles craquent rousses sous les pieds...

Demain journée 5ème 5ème, celle où le matin je fais du montage de dossier volontaire avec un chic type, et où l'après-midi est réservé à mes enfants... Et bien...
JE SAIS CE QUE JE METS !!!
Si si, ça m'a pris deux minutes à peu près pour décider... Un thérapeute comportementaliste ne manquerait pas de s'extasier, tant les progrès sont évidents. Non ?
Evidemment, je peux encore changer d'avis demain matin.
Evidemment je peux vouloir d'un coup m'habiller en fille - femme enfant - femme fatale - executive woman - garçon manqué.
Evidemment.


Enfin, là, et jusqu'à demain, je vais m'octroyer quelques moments d'auto-satisfaction : oui, la route est longue, mais j'avance...

dimanche 17 octobre 2010

Sourire

Dimanche. Je recommence à positiver. Il a fallu déconstruire les difficultés une à une, pour envisager la suite, reprendre le fil, y croire. Cette semaine sera décisive, je ne renoncerai pas aussi vite.

Dimanche, journée marmots boumboum, prendre du temps pour nous, nos rêves, nos vies. Prendre du temps pour se regarder, s'écouter, se réconforter. Prendre du temps parce que c'est de nos bonheurs dont on cause, là.

Dimanche, ranger la tête, flâner dans les zones de découvertes, préparer le soleil, ouvrir la porte, rencontrer.

Dimanche, c'est une belle journée pour commencer quelque chose.

lundi 23 août 2010

Paisible

Lundi matin aux aurores. Quasi pas dormi.
Angoisses ? Soucis ?
Non.
Vraiment pas du tout.

Je crois que j'ai bu trop de café.
Je crois que je viens de comprendre certains chemins.
Je crois que j'ai raison, parfois, que je tend à être juste, et que de temps à autre j'y arrive.
Aujourd'hui je n'ai aucune envie de réfléchir, décortiquer, analyser, poildecuter, blablabla.


Ce lundi matin aux aurores, la vie est belle.

dimanche 1 août 2010

Keskejmèèèèèè saison 4, épisode 23

Ca fait longtemps, hein, la dernière crisette de keskejmè ?

Petit rappel des règles pour les nouvelles (et les nouveaux, si le jeu vous inspire...) :
  • une situation - parfois exceptionnelle, souvent aussi angoissante qu'une réunion chez le ministre, une manif ou un premier rencart.
  • la météo du jour, ses aléas
  • les objectifs avouables (et entre les lignes, les autres...)
  • quatre propositions vestimentaires au moins.
  • Vous votez en commentaire, ou suggérez votre tenue idéale ...
Pour la petite histoire, mes crises de keskejmè existent pour une bonne et simple raison :
JE SUIS UNE FEMME.
Et donc, forcément, de ce postulat de départ découlent les classiques "J'ai rien à me mettre", "Il faut absolument que je m'achète un jeans" et autres "Zut, je n'ai pas de chaussures qui vont avec cette robe."
Dans une crise de rationalisation digne des plans quinquennaux communistes extrêmes, j'avais commencé une base de données avec la liste de mes fringues, les possibilités de combinaisons et les critères tels que : météo, circonstances, objectif... Vu la vitesse de renouvellement de ma garde-robe (non, pas fashion addict, femme), je ne suis évidemment pas à jour et dois impérativement faire appel à l'équipe pour surmonter les inévitables aléas angoissants de la plongée dans le dressing qui précède immanquablement chaque étape importante de ma petite vie.
L'équipe, c'est toi, amie lectrice, ami lecteur.

Sachant que ma garde robe est équipée des pièces de base :
  • chemise blanche (5, en fait, mais toutes différentes, évidemment),
  • pantalon large (marron simple, marron à bretelles, gris à chevron, gris ligné),
  • jeans (dans la machine à l'heure qu'il est- et oui, ça j'en ai qu'un. Enfin non, y'en a un autre, trop large, et un trop délavé, donc ils ne comptent pas),
  • petite jupe noire (en biais ou à plis),
  • robes en tous genre (noire simple, noir décolletée, noire cool, à fleurs multicolore, blanche, marron, à grandes fleurs, en lin-coton, de créateur, modèle rétro, modèle fais gaffe à tes fesses, modèle bonne soeur,...),
bref... Je pense être relativement bien équipée pour faire face à toute situation où l'apparence et donc (au-delà des chaussures, qui feront l'objet d'une décision rapide et efficace) les choix vestimentaires, revêt une importance somme toute décisive dans la suite des opérations. La première impression, ça compte.

Et demain, je vais enfin rencontrer tous mes futur(e)s collègues en une fois - la réunion du lundi matin, suis déjà au jus... Va falloir assurer un max, non ?
Je me réjouis d'avoir mon mac book, de rencontrer plein de nouvelles têtes, sortir de mon petit monde que je connais trop bien, de découvrir une autre ville, d'avoir un regard décalé, de travailler (l'ordre est aléatoire, chacun mettra ses priorités, n'est-ce pas ?)
En plus, après cette première journée de travail dans la capitale, j'enchaîne avec une réunion où il n'y aura que des mecs (moi aussi, j'ai des cojones), des chics types pour la plupart -y'en a un que je connais pas bien, mais on ne m'en dit que du bien-, pour un projet ... euh... culturel ? Ouais, culturel, que ça me dirait bien d'y mettre un peu d'énergie... Etre la seule gonzesse avec cette bande-là, ça veut dire penser comme un mec, rêver comme un mec, regarder passer les filles en rue et surtout rire avec eux aux pires blagues que vous puissiez imaginer. Bref, c'est gai, moi j'aime bien... Mais ça cadre mal avec le petit tailleur et les talons cinq cm. Quoique. Je me dois de représenter dignement la gent féminine...
Bref, encore une fois, comment concilier féminité, assurance, sérieux (si, je suis sérieuse. Quand je le veux bien), sans me trahir moi, mais tout en respectant un poil les codes en place dans ces milieux aussi différents qu'indispensables à mon bonheur ? Des idées, les filles ?

Ah oui, quelques préalables :
  • je ne dois pas avoir l'air écolo provinciale gentille béni-oui-oui qui dira amen à tout
  • je ne veux pas avoir l'air assexuée - y'a des enjeux ailleurs (les jolis sourires dans le métro, hé, c'est important)
  • je ne veux pas me sentir déguisée ou trop apprêtée
  • pas question d'avoir l'air strict non plus - mes collègues ont l'air plutôt cool, et les gens du soir sont presque tous des artissssss'. Ou des psys. Ou les deux.
  • je ne connais pas encore la couleur de la housse de mon mac book (si, ça compte !)

Voici donc mes propositions :
  • pantalon large gris rayé + chemise blanche + foulard bleu turquoise vert à carreaux + sac turquoise + bandeau bleu dans cheveux + bottines noires souples
  • petite jupe noire + tshirt noir + sandales bio + sac à dos en cuir
  • pantalon marron + tshirt marron + tshirt turquoise + sac turquoise + bottines marron à talons 5 cm + foulard dans les cheveux (ils ne vont pas bien en ce moment, donc foulard quasi indispensable, meme si ca fait écolo, tant pis)
  • pantalon en lin marine + robe assortie + tshirt manches courtes blanc + sandales bio + sac turquoise + foulard beige, blanc et marine
  • pantalon en lin noir + chemise blanche col mao pas trop fermée (^^)+ collier turquoise + sac turquoise + bottines noires
  • pantalon en lin beige kaki + chemise blanche col mao pas trop fermée, avec un marcel rose en dessous + foulard à carreaux mauve et beige + sac à dos cuir + sandales bio ou bottines marrons
A vous... :D

vendredi 11 juin 2010

Symptômes persistants.

Ai essayé remèdes débiles, incantations de sorcellerie et même fausse prière (si tu fais ça pour moi, Dieu, j'te jure, j'te critiquerai plus jamais en public)... Ca n'a pas marché.
Ai essayé détournement de cervelle, abrutissement par le travail, crisette existentielle... Ca n'a pas marché.
Ai essayé raison, glaçon et potes anti-dépression. Ca n'a pas marché.


C'est vraiment du grand n'importe quoi.

mercredi 9 juin 2010

Branche du soir

vivre dans l'instant, c'est bien


mais si à chaque instant partagé
tu redémarres de zéro


je te dis pas le temps perdu




Etincelle de lucidité de la reine de l'esquive,
un soir où elle n'avait pas envie de fuir.

dimanche 30 mai 2010

Lutins sourires

Y'a des soirs, comme aujourd'hui, où on fait le plein de bonheur, on fait ses réserves de sourires lumineux et de regards complices... Quelques mots, quelques notes, et trois loupiotes, et mes petiotes sont aux cimes de l'ivresse. Les écorchures de la semaine s'estompent, même les colères paraissent ridicules, et s'oublient dans l'insouciance éphémère d'un hic et nunc aux saveurs de jeunesse...
Ca ne change pas le monde, mais ça rend juste la journée meilleure, par la réjouissance des c(h)oeurs ... Et nous ne pouvons nous permettre le luxe de refuser ce plaisir... Donc on le prend, bien sûr, et on dit merci en refermant la porte.

samedi 24 avril 2010

Ca pue le bonheur

...
Bordel je suis heureuse.
...

Et j'ose presque pas le dire, parce que notre pays n'a plus de gouvernement, mon boulot me fait parfois chier, mes enfants sont chez leur père, ma connexion internet a encore sauté au mauvais moment, mon téléphone est naze parce que j'ai payé ma facture en retard, y'a encore un curé qui a bousillé une vie et qui s'en vante presque, mon frigo est vide, je suis belge et y'a des jours où ça craint, je n'ai pas d'amoureux, ma fille a laissé une pomme dans son sac à dos... il y a quinze jours, ma collègue a reçu son C4, j'ai du mal à dormir, mon boss m'a demandé de faire 25 lettres personnalisées à 16h.
...
Mais aujourd'hui il y a eu du soleil, j'ai mangé des crevettes, mon fils a réalisé un de ses rêves de gosse,le chauffeur du bus était mignon à croquer, je n'ai pas craqué sur le chocolat, j'ai bien ri avec ma collègue, il y avait de la musique en rue, j'ai décidé de commencer un nouveau blog, j'ai établi un planning des concerts à ne pas manquer en mai et y'en a un paquet, j'ai passé une heure à tomber avec un Loup, j'ai souri à en attraper des crampes aux joues.
...
Et je sais que quelque chose de bien va m'arriver. Et là, je savoure.