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samedi 11 septembre 2010

Modus vivendi

Il y a ces femmes au corps courbe, l'arrondi d'un sein, une cambrure, une fesse... Chacune avec sa peau, son odeur, corps trace de vie, empreinte d'histoire...

Il y a cette petite fille qui travaille à servir la beauté de ces corps. Dans une démarche volontaire, parfois bridée, parfois audacieuse, mais avec un sens de la matière, et de la couleur... Elle habille. Des heures de labeur, des piqûres dans les doigts, les ongles en sang, la nervosité de présenter l'hommage.

Et puis cette arrogance qui pervertit l'audace en impudeur, ce vide de chair qui fait de la courbe un angle, ces tétons disgracieux qui piquent comme des lames, ces chaussures qui pourraient éveiller le désir mais deviennent armes de domination massive... Agression caractérisée d'une jeunesse impitoyable, qui par la tête trop haute perdent l'humilité du support.

Mettre en valeur ce qui doit servir à mettre en valeur? Mise en abîme dramatiquement absurde d'un monde où l'apparence des princesses déguise les sorcières...

mardi 8 juin 2010

Boum

Comme une tornade du dedans. Comme une déchirure. Comme un impossible à combler. Comme ... Bon sang, je suis dans l'oeil du cyclone. Je ne pensais pas à ça, pas maintenant, pas déjà. Je ne peux pas gérer ça. C'est trop fort, comme une nausée qui révulse le corps, comme l'impossible qui est là, comme une vie qui change trop vite. Je ne sais pas porter ce poids là, je ... FUCK the hell ! ! !
I can't face it ! Damned ! Some kind of getting crazy in the minute... We wished it but anyway... How can I face it ? How can you face it ? Don't doubt, please, never...








Give me the silence, and the love. Give me peace, give me hope.

jeudi 20 mai 2010

Anniversaire

Et ces mots qui donnent le pouvoir... Pouvoir de raconter des histoires, des belles et des glauques, pouvoir de ME raconter des histoires, quand je trouve la vie fadasse et que je la réinvente en plus coloré dans ma tête (le mur, le mur), pouvoir de traduire ce qu'il y a dedans OU PAS.
Car ne nous leurrons pas, jongler avec les mots, c'est aussi se construire des murailles pour ne pas voir, et des armures pour se protéger... Se protéger de quoi ? De la vie ? Bin non, hé... Serait temps de la vivre vraiment, hein, d'en prendre tout et pas que les appétits... Les claques dans l'humeur, les angoisses de mort (c'est la période des petits bilans), les désillusionnitudes déguisées (je fais ça très bien, j'avoue), les racled masqued (compliqued) et le club des John Deere...
Plus fort que Chuck Norris, plus frivole que Lady in Red, plus fiable qu'une deux chevaux... John Deere...
Les histoires que je raconte ne sont qu'une suite de John Deere : des mots que finalement je suis presque seule à comprendre, et qui perdent par là tout leur sens : s'ils ne servent à partager, autant les remanger...
Autant mon alter ego imaginaire parle efficace et factuel (si si, relisez-la), autant je me perds en dérives verbales qui masquent avec plus ou moins de succès les blessures et les cicatrices.
J'ai envie de laisser tomber les armures, là... Oui, il y a des cicatrices, et oui, il y a même des blessures hémorragiques... Y'a des jours où sourire est un effort surhumain, que l'on fait avant tout pour soi, parce que sinon ce serait comme baisser les bras face à l'adversité, renoncer, déserter la ruche...
Et si je désertais, quelques temps ? Voilà revenue l'envie de disparaître, plus bas que terre, loin profond dans la mine, là où ça suinte, c'est noir et ça pue, là où la mort est au coin de la rue, là où nos forces de lumières s'évaporent sans un bruit...
Et puis au bout du chemin, oubliées dans un chariot, une pépite, deux, trois... Un sourire, un souvenir, une promesse. Arracher les pansements, laisser respirer les plaies. A l'alcool pur, désinfecter. Et séparer le bon grain... DELIVRER !

vendredi 7 mai 2010

Fantôme

Je t'ai vu dans la rue, fantôme de mes presque 12 ans, infâme, hier graine de voyou, aujourd'hui respectable flic. Je t'ai vu dans la rue. L'espace d'une seconde, j'ai eu un demi-sourire. Vite ravalé, noyé sous une vague incontrôlable de dégoût et de fureur. Je n'avais pas ressenti de sentiments aussi forts depuis très longtemps, et c'était des sentiments proches de la haine. Toi, celui qui incarne la violence, la peur, la menace, les cauchemars, les freins, les espoirs démolis avant même de germer, les angoisses d'abandon, la peur de dire non, encore, toi. Toi et tes enfants. Jeunes, tes enfants. Plus jeunes que les miens. C'est donc que tu as soigné tes plaies béantes, et accepté un peu d'espoir dans ta vie toute noire. C'est donc que tu as peut-être changé, si tu as des enfants.
Un jour, ta petite fille, que tu tenais par la main, hier, en lui ajustant son cartable, et en lui parlant gentiment, de ta face aujourd'hui vraiment laide, un jour ta petite fille aura presque 12 ans.
Et j'espère que ce jour là, tu te souviendras. Et j'espère que cela te fera mal. Et j'espère que tu auras honte.