Aux âmes pures les grandes émotions.
La joie s'équilibre, et l'amour aussi.
Quand un vrai sourire naît, il n'est pas rare qu'un drame se produise dans un intervalle rapproché.
Car les âmes qui se trouvent ont besoin de se libérer pour vivre pleinement leurs retrouvailles.
Sois en paix, car tu as été trouvée. Et tu es au plus près de toi, vraie.
Ces mots, je les ai entendus à deux reprises, de deux femmes différentes, qui ne se connaissent pas.
L'une me connaît, bien même je crois, et l'autre à peine. Elles ont en commun une empathie exceptionnelle.
J'ai envie de les croire. Pourtant ce n'est pas rationnel, ce n'est pas attesté, ce n'est pas démontrable.
La vie.
Dans ma ruche, trois lutins féroces. Autour de nous, des femmes-fleurs,des hommes-loups, des ours, un lapin... Mais surtout, des vies qui se construisent, jour après jour, parfois dans la joie et l'indécence crasse d'un bonheur dégoulinant... Parfois dans le doute, l'écorchure ou la peur... Témoignage forcément subjectif d'une réalité prismée. Il n'y a pas de réponse. Que des questions.
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lundi 29 août 2011
Elles m'ont dit...
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dimanche 14 août 2011
Jusqu'à demain.
Tout peut s'arrêter ainsi. En l'état. J'aurai au moins connu la joie.
Un jour à la fois, savourer ce qui est. Essayer de retrouver la joie, malgré l'absence, le temps, le silence.
Garder au coeur la folie douce, et la foi.
Peu ont cette chance de croiser pour quelques heures ou une vie de telles étincelles.
J'ai appris le sourire à en avoir mal aux mâchoires, et les talons hauts. Ma vie est belle. Riche, écorchée, légère et triste. Mais belle.
Un jour à la fois, savourer ce qui est. Essayer de retrouver la joie, malgré l'absence, le temps, le silence.
Garder au coeur la folie douce, et la foi.
Peu ont cette chance de croiser pour quelques heures ou une vie de telles étincelles.
J'ai appris le sourire à en avoir mal aux mâchoires, et les talons hauts. Ma vie est belle. Riche, écorchée, légère et triste. Mais belle.
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dimanche 24 juillet 2011
Chut
Un trouble délicat, dans mon quotidien soleil, comme un rayon de plus qui éclaire les heures de la nuit.
Le réel est entré par la fenêtre, et prend ses aises dans mes vies croisées. Et c'est bon comme une nuit de pleine lune. Les cloisons tombent comme des armures, et les mots balaient les doutes.Même dans les silences.
J'avance.
Le réel est entré par la fenêtre, et prend ses aises dans mes vies croisées. Et c'est bon comme une nuit de pleine lune. Les cloisons tombent comme des armures, et les mots balaient les doutes.Même dans les silences.
J'avance.
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dimanche 17 juillet 2011
Apprendre
Croire que l'on se protège, et s'émouvoir encore.
Et être heureuse, non pas de l'espoir de ce qui pourrait.
Juste de la beauté de ce qui est.
Et être heureuse, non pas de l'espoir de ce qui pourrait.
Juste de la beauté de ce qui est.
mardi 12 juillet 2011
Mais rien ne remplace l'odeur (2)
Et après quelques temps , le matin est venu.
Mes souliers rouges étaient toujours délacés au pied du lit.
Le geste était resté, juste effacé par trop de fougue, mais l'empreinte sur ma peau est bien visible.
Je pouvais danser, et reprendre ma vie, mon corps, mes espoirs, malgré l'effroi du temps devenu vide, et pourtant.
J'ai goûté une vie. Peu importe, j'en ai d'autres. Cela ne compte pas.
Je suis debout, je suis libre, et j'aime, j'aime au-delà du silence.
Ma peau tient mes os, et mes yeux tiennent mon âme.
Ne regarde pas trop loin si tu n'es pas courageux, la louve est encore là.
Mes souliers rouges étaient toujours délacés au pied du lit.
Le geste était resté, juste effacé par trop de fougue, mais l'empreinte sur ma peau est bien visible.
Je pouvais danser, et reprendre ma vie, mon corps, mes espoirs, malgré l'effroi du temps devenu vide, et pourtant.
J'ai goûté une vie. Peu importe, j'en ai d'autres. Cela ne compte pas.
Je suis debout, je suis libre, et j'aime, j'aime au-delà du silence.
Ma peau tient mes os, et mes yeux tiennent mon âme.
Ne regarde pas trop loin si tu n'es pas courageux, la louve est encore là.
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Mais rien ne remplace l'odeur (1)
Et chaque chose est à sa place, et le calme est revenu.
Les espoirs se diluent dans un silence d'écorchure. Les mots trop généreux encore se mangent et se taisent. J'écris, comme un marathonien s'entraîne, pour garder le rythme et ne pas oublier mes objectifs au long cours. Je donne très bien le change : j'ai appris, à faire ça. Là où on soupçonne le coup de fatigue, les excès du week-end se réfugient les renoncements.
Je ne savais pas, autrefois, avant.
J'ai appris, depuis, à protéger mes rêves des toxiques dérives, à protéger ma peau des manques les plus basiques, à protéger mes yeux des larmes prévisibles.
Je rationalise à mort. Je trouve cent cinquante bonnes excuses à la minute, pour justifier de ne pas insister, de ne pas se battre, puisqu'il n'y a pas de lutte, il n'y a que moi.
Je doute, évidemment. Moins. Je sais mes forces et mon super-pouvoir de générateur de bonheur, j'arrive presque à y croire dur comme ... fer, que j'en vaudrais la peine, pas moins qu'une autre qui aurait moins de fesses ou plus d'os. Je ne serai pas dévastée par les heures bleues des percussions mal-nées, y'avait kapa se mettre dans la gueule du loup.
Je fais bien semblant, je badine, je ris à coup de virtualité... Mais rien ne remplace l'odeur.
Un matin, je me réveillerai calme, et sereine. Ou pleine de bleus oranges, mais vivante. Et j'écrirai une autre phrase. Et je dirai que cela n'a pas compté. Peu sauront que je mens, sur le fil . Parce que finalement, peut-être n'était-ce qu'une illusion, un intérêt sans audace, un café dont l'amertume gâche les saveurs ...
Le silence dit.
(à suivre)
Les espoirs se diluent dans un silence d'écorchure. Les mots trop généreux encore se mangent et se taisent. J'écris, comme un marathonien s'entraîne, pour garder le rythme et ne pas oublier mes objectifs au long cours. Je donne très bien le change : j'ai appris, à faire ça. Là où on soupçonne le coup de fatigue, les excès du week-end se réfugient les renoncements.
Je ne savais pas, autrefois, avant.
J'ai appris, depuis, à protéger mes rêves des toxiques dérives, à protéger ma peau des manques les plus basiques, à protéger mes yeux des larmes prévisibles.
Je rationalise à mort. Je trouve cent cinquante bonnes excuses à la minute, pour justifier de ne pas insister, de ne pas se battre, puisqu'il n'y a pas de lutte, il n'y a que moi.
Je doute, évidemment. Moins. Je sais mes forces et mon super-pouvoir de générateur de bonheur, j'arrive presque à y croire dur comme ... fer, que j'en vaudrais la peine, pas moins qu'une autre qui aurait moins de fesses ou plus d'os. Je ne serai pas dévastée par les heures bleues des percussions mal-nées, y'avait kapa se mettre dans la gueule du loup.
Je fais bien semblant, je badine, je ris à coup de virtualité... Mais rien ne remplace l'odeur.
Un matin, je me réveillerai calme, et sereine. Ou pleine de bleus oranges, mais vivante. Et j'écrirai une autre phrase. Et je dirai que cela n'a pas compté. Peu sauront que je mens, sur le fil . Parce que finalement, peut-être n'était-ce qu'une illusion, un intérêt sans audace, un café dont l'amertume gâche les saveurs ...
Le silence dit.
(à suivre)
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dimanche 6 mars 2011
Humeurs
Prendre des décisions comme des coeurs qu'on s'arrache.
.
Voir partir les trains et rester sur le quai.
..
Se sentir d'un autre monde, et découvrir chaque jour les autres, comme des invités.
...
Avoir conscience du soleil, et des sourires sincères.
..
Etre presque bien, et aimer le presque aussi.
.
Regarder hier, en pensant à demain, et arrêter tout.
..
C'est ici, et c'est maintenant. Toujours. Chaque fois. Jamais.
...
Pour la première fois, y penser.
.
Voir partir les trains et rester sur le quai.
..
Se sentir d'un autre monde, et découvrir chaque jour les autres, comme des invités.
...
Avoir conscience du soleil, et des sourires sincères.
..
Etre presque bien, et aimer le presque aussi.
.
Regarder hier, en pensant à demain, et arrêter tout.
..
C'est ici, et c'est maintenant. Toujours. Chaque fois. Jamais.
...
Pour la première fois, y penser.
dimanche 27 février 2011
Je m'en fous
Tu l'as vue, la révolution ?
Je m'en fous.
Je veux dire par là que j'ai décidé, ce soir, après mûre réflexion, de m'écouter moi, et personne d'autre, et rien d'autre, juste moi.
Finie la mauvaise conscience, finie la peur de mal faire ou de faire mal, fini le sacro saint respect de la règle, fini les plans sur la comète...
Il a fallu aller très loin sur le fil du danger, pour ce dernier sursaut de survie... Et enfin, cette libération, après des années de chape de plomb, culpabilisation, angoisses, mal aux ventre... Pour passer de je m'enfuis à ...
Je m'en fous.
Je veux dire par là que j'ai décidé, ce soir, après mûre réflexion, de m'écouter moi, et personne d'autre, et rien d'autre, juste moi.
Finie la mauvaise conscience, finie la peur de mal faire ou de faire mal, fini le sacro saint respect de la règle, fini les plans sur la comète...
Il a fallu aller très loin sur le fil du danger, pour ce dernier sursaut de survie... Et enfin, cette libération, après des années de chape de plomb, culpabilisation, angoisses, mal aux ventre... Pour passer de je m'enfuis à ...
JE M'EN FOUS !
Je m'en fous !JE M'EN FOUS !!!
mercredi 23 février 2011
Apprivoiser
J'ai envie de sourire.
Et j'ai envie de pleurer.
Je prends la mesure du monde autour en mode écorchure : j'ai enlevé ma peau d'armure aujourd'hui. Comme une prise de risque monumentale dans une toute petite petite petite minute à rougir.
J'ai laissé approcher un humain.
Mais un petit peu.
Et c'était gai. Ca n'a pas fait mal. C'était même sourire...
Alors peut-être que, parfois, les humains ... Enfin... Peut-être qu'il y a moyen de laisser approcher les gens sans se faire mal...Et même s'en trouver bien.
Indécent, hein ? Ouais... Comme du bonheur en dose paillette qui affleure sous l'eau, dans les silences.
Et j'ai envie de pleurer.
Je prends la mesure du monde autour en mode écorchure : j'ai enlevé ma peau d'armure aujourd'hui. Comme une prise de risque monumentale dans une toute petite petite petite minute à rougir.
J'ai laissé approcher un humain.
(Vous avez lu ma définition de l'humain ?)
Pas trop, hein... Parce que bon, ... Y'a les carapaces, tout ça... Mais un petit peu.
Et c'était gai. Ca n'a pas fait mal. C'était même sourire...
Alors peut-être que, parfois, les humains ... Enfin... Peut-être qu'il y a moyen de laisser approcher les gens sans se faire mal...Et même s'en trouver bien.
Indécent, hein ? Ouais... Comme du bonheur en dose paillette qui affleure sous l'eau, dans les silences.
vendredi 4 février 2011
Au bord des yeux
Ecouter la beauté entre les mots,
comme du silence brut,
des éclats d'essentiel,
de la vie sans armure.
Penser la vie, à l'épure, à la source.
Prendre le temps.
Aimer en conscience.
comme du silence brut,
des éclats d'essentiel,
de la vie sans armure.
Penser la vie, à l'épure, à la source.
Prendre le temps.
Aimer en conscience.
mardi 1 février 2011
Eponge noire... et blanche !
Les doutes. Les peurs. Les délires. Les angoisses. Les cauchemars. Les reculs. Les hésitations. Les mensonges. Les freins. Les jalousies. Les drames. Les cachotteries. Les culpabilités.
Ca suinte.
Les sourires. Le bonheur. Le désir. Les moments complices. Le soleil. Les bonds de géant. Les promesses. Les capus nec capus. Les lendemains qui chantent.
Ca vit.
Ca suinte.
Les sourires. Le bonheur. Le désir. Les moments complices. Le soleil. Les bonds de géant. Les promesses. Les capus nec capus. Les lendemains qui chantent.
Ca vit.
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lundi 31 janvier 2011
La position du Lotus
C'est pas facile, de redécouvrir le bonheur. C'est fatiguant, même... Faut arriver à calmer le cerveau, qui trépigne et démarre au quart de tour, il faut arriver à gérer les doutes, les peurs de revivre les mêmes cauchemars, et garder l'émerveillement de la découverte. Tout cela met une pression d'enfer, et je crois que j'ai besoin de faire du yoga, là. Laisser passer par dessus ma tête les ondes négatives, savourer les petits bonheurs, ne pas trop bousculer nos vies... Faut il en garder sous la pédale ? Faut il tout vivre quitte à s'écorcher ? Est-ce possible d'être à soi et à l'autre dans le même temps ? J'ai des étoiles plein les yeux, ça m'éblouit un peu... peur que ça s'arrête. Peur d'avoir rêvé. Peur de me réveiller.
Il faudrait que j'apprenne à taire mes peurs. Ce serait sans doute plus confortable. Mais ne serait-ce alors pas moins vrai ?
Il faudrait que j'apprenne à taire mes peurs. Ce serait sans doute plus confortable. Mais ne serait-ce alors pas moins vrai ?
dimanche 12 septembre 2010
Renaissance
Ce n'est pas pour la douleur... C'est quand l'articulation est au bout, tu crois que tu ne peux pas plus, et quelque chose se délie dans le corps, ouvre un mouvement que tu ne maîtrises pas, un angle que tu n'avais jamais ressenti. La jambe décolle et ta peau suit, la sueur arrive, ton corps a chaud, et tu continues, tu cherches plus loin, le mouvement précis, l'ondulation souple, retrouver la cambrure, relever le menton, regarder le soleil, tu t'en fous qu'il pleuve dehors, car la lumière est là, dans ta tête, plus rien ne compte que poser le pied là, sentir le sol, redécoller et laisser partir les hanches, s'ouvrir à la musique, vibrer de l'abdomen, coller les épaules au rythme, et creuser le pied, puis le délier, sentir chaque orteil vivant, chaque muscle qui travaille, enfin, là où tu veux l'emmener, à chaud, et puis tu arrête le cerveau, et tu laisse partir le corps, dans une transe tribale et sensuelle, dans une suite qui n'a de sens que dans le mouvement, dans une dernière salve de chair et d'eau. La louve est revenue, le corps répond, je danse.
samedi 28 août 2010
Ecouter plus loin.
A un moment donné, il faut décider.
Décider de suivre les chemins inconnus, et prendre le temps d'y aller en douceur, soigneusement, délicatement, comme sur une voie sauvage, celle-là qui écoute l'instinct, loin de la raison, loin de la règle sociale, juste entre estomac et 5ème côte, dans une quête sans cesse actualisée de simplicité et de sincérité.
Décider de dire non à certaines dérives, de dire non à ceux qui mangent notre liberté d'être, décider de dire non à la facilité du prêt-à-consommer éculé et sans saveurs, décider de dire non au tout formaté, au lisse et à la pauvreté affective et intellectuelle.
Décider de dire oui à l'aventure au sens de route nouvelle et à construire, de découverte et d'apprentissage, oui à l'appétit d'une vie riche de sens, oui à l'acceptation de nos aspirations profondes et essentielles, vitales, identitaires.
Samedi 28 août. 5h45 du matin. J'ai pris une décision importante.
Peu importe les gens.
Peu importe le temps.
Peu importe l'énergie.
Peu importe ce que cela me demandera.
J'ai pris une décision.
Décider de suivre les chemins inconnus, et prendre le temps d'y aller en douceur, soigneusement, délicatement, comme sur une voie sauvage, celle-là qui écoute l'instinct, loin de la raison, loin de la règle sociale, juste entre estomac et 5ème côte, dans une quête sans cesse actualisée de simplicité et de sincérité.
Décider de dire non à certaines dérives, de dire non à ceux qui mangent notre liberté d'être, décider de dire non à la facilité du prêt-à-consommer éculé et sans saveurs, décider de dire non au tout formaté, au lisse et à la pauvreté affective et intellectuelle.
Décider de dire oui à l'aventure au sens de route nouvelle et à construire, de découverte et d'apprentissage, oui à l'appétit d'une vie riche de sens, oui à l'acceptation de nos aspirations profondes et essentielles, vitales, identitaires.
Samedi 28 août. 5h45 du matin. J'ai pris une décision importante.
Peu importe les gens.
Peu importe le temps.
Peu importe l'énergie.
Peu importe ce que cela me demandera.
J'ai pris une décision.
samedi 7 août 2010
La louve
Je suis folle. Et je suis debout. Et je danse dans mon lit. Le courage des oiseaux. Pas besoin de chercher, je l'ai vu à l'action, moi. Il est 23h30, samedi soir, j'ai une pêche d'enfer, je ne dors pas, et je ne suis pas sûre que je vais y arriver. Pourquoi ? Parce que j'ai trouvé plein de trucs, ces derniers jours. Des trésors. Dedans ma caboche et dehors aussi.
J'ai vu un lapin qui se la pète depuis qu'il fait du cinéma, et qui croit qu'il a une queue de chat.
Un regain d'enthousiasme, une lueur de folie, une dose de conscience et deux d'espoir, une lucide illusion, et tout ça... Rien ne sert de, ni même de partir à point. Il y a du bonheur crasse à tous les étages, il y a des rêves à concrétiser, et des soleils à regarder droit dans les yeux. Il y a des erreurs à assumer, des idées à aboutir, des musiques à écouter, des mots à désaligner, des coups sur la gueule à garder pour soi, des bouffées de tendresse à savourer, des paroles d'enfant à comprendre, des silences d'adultes à respecter.
Je suis là, j'avance, je sais pas tout de la route, mais je suis suffisamment lucide pour décider où je veux aller, ce que je m'autorise enfin, et surtout, comment je décide de vivre désormais. Je connais mes fragilités, et je redécouvre mes forces.
Je suis debout. Je suis envie. Je suis l'accoucheuse.
J'ai vu un lapin qui se la pète depuis qu'il fait du cinéma, et qui croit qu'il a une queue de chat.
J'ai vu un homme à terre redresser la tête.
J'ai vu un sac rose s'accorder à merveille avec mes Kickers vernies.
J'ai vu un gamin grandir.
J'ai vu des tomates rouges.
J'ai vu des feuilles devenir des objets d'art.
J'ai vu un chien sourire au vent.J'ai vu des mots dans ma tête.
J'ai vu des mots dans les nuages.
J'ai vu ma vie derrière.
J'ai dessiné l'esquisse de ma vie devant.Même pas peur.
Au contraire.
Un regain d'enthousiasme, une lueur de folie, une dose de conscience et deux d'espoir, une lucide illusion, et tout ça... Rien ne sert de, ni même de partir à point. Il y a du bonheur crasse à tous les étages, il y a des rêves à concrétiser, et des soleils à regarder droit dans les yeux. Il y a des erreurs à assumer, des idées à aboutir, des musiques à écouter, des mots à désaligner, des coups sur la gueule à garder pour soi, des bouffées de tendresse à savourer, des paroles d'enfant à comprendre, des silences d'adultes à respecter.
Je suis là, j'avance, je sais pas tout de la route, mais je suis suffisamment lucide pour décider où je veux aller, ce que je m'autorise enfin, et surtout, comment je décide de vivre désormais. Je connais mes fragilités, et je redécouvre mes forces.
Je suis debout. Je suis envie. Je suis l'accoucheuse.
Et toi, t'es qui ?
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lundi 26 juillet 2010
L'appel du pied
Je suis restée un an sans danser. C'est une petite mort. Quelques pas esquissés pour rire, de temps en temps, sur des musiques modernes... Pas le coeur, pas la tête, pieds déprimés. Et là... il se passe quelque chose. Depuis quelques semaines, mes jambes me démangent, les musiques m'écorchent et me délient les bras, je replonge dans des vibrations du ventre qui réveillent l'appel du pied nu et du mouvement. Oui, il faut que le corps exulte, certes. Et cela passe par cette indécente ondulation du bassin, ce claquement du talon, ce bruit entêtant de métal qui s'entrechoque, ces yeux qui se ferment et se révulsent en rythme... Pas loin de la transe, ou du corps à corps, il est temps que mes je reprennent le chemin du corps en mouvement.
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