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dimanche 14 août 2011

Pleine

Quand la marée se retirera, il restera quelques mots, et la joie.Ma plume se tarira. Ma vie réelle se consumera.
Je n'ai pas la force tout le temps. Certains jours, la vague gagne, et je repars vers la mer. Je doute et me sens seule au monde, malgré la joie, malgré l'essence, malgré le dit. Les jours fragiles, où je me balade dans les émotions, je voudrais être minuscule, et me protéger de tout. Et puis je sais que la vie me goûterait moins, et que ce ne serait pas moi. Alors j'accepte, je me laisse ballotter... Demain ça ira mieux. Demain je sais que tout cela va se dissiper calmement, et que nous trouverons les mots. Cela n'a même rien à voir avec la joie, je pense que c'est la lune... Et le lien.

mercredi 23 février 2011

Apprivoiser

J'ai envie de sourire.
Et j'ai envie de pleurer.
Je prends la mesure du monde autour en mode écorchure : j'ai enlevé ma peau d'armure aujourd'hui. Comme une prise de risque monumentale dans une toute petite petite petite minute à rougir.
J'ai laissé approcher un humain.
(Vous avez lu ma définition de l'humain ?)
Pas trop, hein... Parce que bon, ... Y'a les carapaces, tout ça...
Mais un petit peu.
Et c'était gai. Ca n'a pas fait mal. C'était même sourire...
Alors peut-être que, parfois, les humains ... Enfin... Peut-être qu'il y a moyen de laisser approcher les gens sans se faire mal...Et même s'en trouver bien.

Indécent, hein ? Ouais... Comme du bonheur en dose paillette qui affleure sous l'eau, dans les silences.

mercredi 9 février 2011

Etiquette

Parler. Ecouter. Apprendre. Comprendre.
Appréhender.
Appréhension. Peur. Inconnu.
Médicaments. Dérives.
Un. Plusieurs. Equilibre.
Vital.
Viable ?

lundi 31 janvier 2011

La position du Lotus

C'est pas facile, de redécouvrir le bonheur. C'est fatiguant, même... Faut arriver à calmer le cerveau, qui trépigne et démarre au quart de tour, il faut arriver à gérer les doutes, les peurs de revivre les mêmes cauchemars, et garder l'émerveillement de la découverte. Tout cela met une pression d'enfer, et je crois que j'ai besoin de faire du yoga, là. Laisser passer par dessus ma tête les ondes négatives, savourer les petits bonheurs, ne pas trop bousculer nos vies... Faut il en garder sous la pédale ? Faut il tout vivre quitte à s'écorcher ? Est-ce possible d'être à soi et à l'autre dans le même temps ? J'ai des étoiles plein les yeux, ça m'éblouit un peu... peur que ça s'arrête. Peur d'avoir rêvé. Peur de me réveiller.
Il faudrait que j'apprenne à taire mes peurs. Ce serait sans doute plus confortable. Mais ne serait-ce alors pas moins vrai ?

mercredi 3 novembre 2010

Dans l'entre-deux.

Entre. Je suis posée entre. Ni dans , ni hors. Ni pour ni contre, non plus. Juste entre.
Je regarde, à gauche, à droite.
J'avance. Je recule. J'avance encore, tend la joue mais détourne le regard.
Je ne suis pas là.
J'ouvre les oreilles, je ferme les portes.
J'ai avancé.
Je partage mes pensées, j'ai même laissé voir mon coeur.
L'écho est proche mais silencieux.
Je suis si loin.
J'ai dit ce que je pensais, mais rien de ce que je ressens.
Comme une porte blindée criblée d'impacts.
Je ne suis plus derrière la porte.
Où es-tu, toi ? As-tu regardé vers les étoiles ?

dimanche 5 septembre 2010

Tête de mule ?

Tout est beaucoup plus simple. Il suffisait de se dire
......................
J'arrête d'hésiter.
Je prends la décision d'aller au bout de ce que j'ai à vivre.
C'est la route qui me plaît.
Peu importe la destination finale,
j'ai pris ce chemin-là et je le suis, quoi qu'il arrive.
Ou pas.
....................
Depuis, tout va mieux. Pour moi. Dans ma tête. De moi à moi. Faudrait juste encore un peu de...


COURAGE

(Parce que ça rend fragile, d'accepter la faillibilité. De se dire que oui, peut-être que je me trompe, mais ce sera avec brio. Et peut-être que j'ai raison, et ce sera tout aussi fantastique. Et peut-être même que je pourrais arrêter tout de suite de me poser 367 questions à la minute, parce que je n'ai peut-être qu'une ou deux réponses. Mais ces réponses-là me portent, alors je continue. Paf, on a franchi la barre des 1000 questions. Pour un dimanche matin, c'est un excès ingérable. Comment est-il possible que mes cheveux n'aient pas encore pris feu au vu des étincelles qu'il y a à l'intérieur ? Et surtout, est-ce que tout cela est bien nécessaire ? Ne vaudrait-il pas mieux vivre dans une tour d'ivoire, sans étincelles et sans larmes ? Euh non, celle-là, elle est vraiment superflue. Si ça c'est pas du luxe : se poser des questions superflues. Ca craint, vraiment. Il serait temps que je vide ma tête...)

vendredi 13 août 2010

Et voilà... On y est... Quelques mois, quelques rêves, et beaucoup de mots plus tard... Comme un aboutissement qui est un début, comme une fin en attendant la suite.
J'ai eu cette chance de partager avec des loups une belle histoire, une aventure humaine, une réelle rencontre, où tout se joue dans l'espace vide entre soi et l'autre, dans ce va-et-vient entre ce que nous sommes, et ce que nous cherchons, entre ce que nous rêvons et ce que nous pouvons, entre ce que nous donnons et ce que nous prenons.
Il y a eu des larmes, et tant de sourires... La magie est encore dans l'air, mais déjà la page se tourne. Que restera-t-il dans nos mains ? Que restera-t-il dans nos coeurs ? Que restera-t-il quand chacun continuera son chemin ? La nostalgie de ce qui n'a pas été est un prix inabordable ...


Un début comme une fin.

mercredi 28 juillet 2010

Après la colère.

Vivre en conscience, sur le chemin d'être au plus juste avec soi, exige de nous ces écorchures de la nuit. Laisser l'autre être autre, dans l'absence totale d'attente, d'exigence ou d'espérance, est un voeu pieu. Nous avons tous des attentes, et des espérances. Ceux qui n'en ont pas n'ont rien de grégaire, rien d'humain... Nous pouvons tendre à plus de liberté, nous pouvons tendre à plus de vide entre nous, afin que ce qui arrive soit une rencontre et non une projection fantasmagorique. Mais nous serons toujours faillibles, dans l'espérance, dans l'encouragement, dans l'abandon. L'heure de lucidité, ou de dés-abuser, est une heure grave, précieuse, une heure où l'on peut dire simplement ce qui est, allumer la petite lumière pour montrer quel est le chemin proposé, et avancer. Ou pas. Parce qu'être vrai n'est pas confortable...

mardi 27 juillet 2010

The end

Le grand réveil a commencé. Par une claque.

J'ai envie de cogner frapper crier hurler en retour.

Je choisis le silence.




Toutes les histoires ont une fin.
Même quand elles n'ont pas de début.




J'ai toujours été superdouée pour me poser trop de questions, me faire des films, me compliquer la vie, ne pas voir les évidences, comprendre de travers, m'exprimer bizarrement, parler quand il faut se taire, me taire quand il faut dire, ne pas écouter les réponses aux questions que je pose, poser les questions à côté de la plaque, me considérer comme perdante avant même la ligne de départ, m'entêter quand tout le monde laisserait tomber, chercher des solutions à des problèmes insolubles, chercher la logique où il n'y en a pas, croire que tout le monde il est beau tout le monde il est gentil.



Suis vraiment une pomme.

samedi 24 juillet 2010

Journée "la claque"

J'ai adoré te surprendre, Sweetie. Même si c'est foncièrement pas drôle du tout, on est bien d'accord. Quel gâchis hein ?

... C'est la vie, Babe...