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mercredi 21 décembre 2011

Les carrefours.

Alors tu vois, ça fait comme un coup de blues. Une acceptation un peu triste de ce qui est moi, de ce que je ressens comme une injustice, et que je voudrais accepter comme un cadeau.
Etre celle qui éveille l'envie. C'est ma route.
Par les mots, le travail graphique ou littéraire, le regard ou la rencontre, je me sens étincelle. Je donne l'envie, parfois j'aide à rallumer le feu des passions, ou de la créativité... J'écris ces brasiers, je les partage en retour, avec d'autres. Mais je ne suis pas au coeur du feu. Le feu, c'est pour les autres, les plus doués, les plus belles, les plus minces, le feu c'est pour les intrépides, ou les plus courageux, les plus libres ou les plus fiers.
Le feu, c'est pour les autres.
Ceci est effectivement un coup de blues.

samedi 24 septembre 2011

Mais la vie, bordel !

Ce matin, au réveil –trop tôt, le réveil, trop tôt, un long mail. Un précieux. Je vous épargne le contenu, non par souci de vos yeux, d’ailleurs l’essence en est lisible ailleurs, mais c’est terriblement privé, et tant d'intime confiance. Et puis en fait non, c’est de la vie en concentré, même parler de la mort c’est dicible et pas forcément,…bref. Merde, quoi. Ah oui, je suis grossière, ça m’arrive, et là je dis merde. Merde parce que la vie c’est fatiguant, c’est épuisant, cet effort perpétuel –pour peu qu’on aie un peu le souci de vivre dans un monde social, avec des gens autour à qui on peut parler, réfléchir, penser, partager, tu vois un truc un peu interactif, la vie 2.0, toussa. Bref, si tu veux faire ça, et essayer d’être un peu compris par tes alters, tu dois te fatiguer, cherchant dedans toi ce que tu veux dire, et puis chercher les mots pour le dire, affiner, réfléchir, parfois changer d’avis, reformuler, hésiter, chercher les mots. FAIRE DES EFFORTS.

Hé oui, c’est pas facile, la vie, qu’est-ce que tu croyais ? Et puis parfois, tu en croises, des gens avec qui tu n’as pas besoin de beaucoup de mots, de ceux qui se collent à tes yeux ou à ta peau, et qui comprennent ton regard, ton désir, tes respirations. Plus ou moins, hein. Faut pas rêver, tu sais, on est toujours seul. Y’a personne d’autre dans toi ou au-dessus derrière à côté pour percevoir ce que tu perçois, pour entendre comme tu entends, ou pour râler sur les mêmes choses que toi. Postulat de départ : tu es seul. Je suis seule. Nous sommes seuls. Et ça, faut faire avec.

Mais quand tu croises un comme toi, bin fais le plein. Parce que tu ne sais pas combien de temps tu as pour dire tout ce que tu as à dire, parce que peut-être tu te plantes (déjà, ouais, ça arrive, ça m’est arrivé). Et puis surtout seul, on n'est pas assez fort. Peut-être qu'il faut trouver des béquilles, des appuis, des soutiens, pour s'aider les jours gris, et s'emmener plus loin, parce que l'émulation porte. Et sans doute que les précieux, ils nous apportent ça. Et si tu as la putain de chance de croiser l’humain rare qui te comprend un peu sans les mots, et bien tu sais ? Garde le précieux, hors de toi, mais précieux, il sera l’épaule pour ta tête fatiguée ou la musique pour tes oreilles saturées de bruit, te posera la question qui t’ouvrira peut-être une porte, ou nourrira ta faim. Peu importe comment vous fonctionnerez, tu auras cette chance immense de pouvoir être entendu, parfois. Ca n’a pas de prix.

Alors faut-il choisir de descendre du train ? Les deuils nous déchirent, comme la vie qui part. Mais arrêter la vie, c'est aussi courageux que pas, c'est quitter la partie en plein milieu -ou à la fin, va savoir ?-, c'est un choix personnel et strictement personnel. Rien ni personne n'a à dire ce qu’on peut ou doit encore encaisser avant de décider de mourir, ou de vivre.

Je vis encore, après mes expériences diverses, dans l’émerveillement presque lucide. J’essaie, et parfois je me trompe, de trouver le beau. Appelez ça comme vous voulez, je suis pour certains mièvre, et pour d’autres en quête d’une esthétique existentielle fondamentale, a priori je me fous du nom.

Je vis toujours. Je cherche toujours.. J’aime toujours. Et je crois que ce sera ainsi jusqu’à la fin de la partie.

Mais à mon ami précieux, je n’ai aucune réponse à donner. Dans ce fllm, à un moment donné, à la fin toute fin, l’une des sœurs prend la main de l’autre, la serre, et puis la relâche. C’est rien. C’est tout.

lundi 29 août 2011

Elles m'ont dit...

Aux âmes pures les grandes émotions.
La joie s'équilibre, et l'amour aussi.
Quand un vrai sourire naît, il n'est pas rare qu'un drame se produise dans un intervalle rapproché.
Car les âmes qui se trouvent ont besoin de se libérer pour vivre pleinement leurs retrouvailles.
Sois en paix, car tu as été trouvée. Et tu es au plus près de toi, vraie.


Ces mots, je les ai entendus à deux reprises, de deux femmes différentes, qui ne se connaissent pas.
L'une me connaît, bien même je crois, et l'autre à peine. Elles ont en commun une empathie exceptionnelle.
J'ai envie de les croire. Pourtant ce n'est pas rationnel, ce n'est pas attesté, ce n'est pas démontrable.

La vie.

dimanche 14 août 2011

Pleine

Quand la marée se retirera, il restera quelques mots, et la joie.Ma plume se tarira. Ma vie réelle se consumera.
Je n'ai pas la force tout le temps. Certains jours, la vague gagne, et je repars vers la mer. Je doute et me sens seule au monde, malgré la joie, malgré l'essence, malgré le dit. Les jours fragiles, où je me balade dans les émotions, je voudrais être minuscule, et me protéger de tout. Et puis je sais que la vie me goûterait moins, et que ce ne serait pas moi. Alors j'accepte, je me laisse ballotter... Demain ça ira mieux. Demain je sais que tout cela va se dissiper calmement, et que nous trouverons les mots. Cela n'a même rien à voir avec la joie, je pense que c'est la lune... Et le lien.

lundi 25 avril 2011

Dans le nom.

Bien sûr il suffit de dire qu'on a rien à dire pour avoir des choses à  dire. Cela s'appelle la loi de la vexation universelle, et je la connais vachement super bien car je la pratique avec assiduité.
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Bouger dans la nuit, avoir les genoux qui luttent, plient, saccadent, envie d'enlever les chaussures, envie de sauter-crier-chanter, la transe d'autrefois. Regarder le petit homme qui bouge les pieds, les genoux, les mains, mais-mais-mais tu danses ! Tu danses et elles dansent, et ils dansent, et je ne sais plus si c'est un bonheur ou un drame.

J'ai mal au vide.

Oui, sans doute, c'est cela...
Parce que si ce n'est cela, alors nous sommes des imbéciles.
Surtout les autres, bien sûr.
Bien sûr.


Parler pour retrouver le fil droit. Nommer les malaises,  les failles,  dire les angles et les ecchymoses, expliquer de rien, et parler de tout, dire à une âme amie : voilà ma vie. Je n'ai pas tout réussi, je n'ai pas raison en tout, mais mes mots, disent ce que j'ai compris, et ce que je ne comprenais pas. Et entendre l'écho, et voir alors, enfin. Se libérer du poids, reconnaître l'expérience de vie, avoir l'indulgence, mais pas plus... Et vouloir plus, mieux, et autrement, et ensemble.

Car je ne suis pas chrétienne.

mercredi 16 mars 2011

Before I die I want to...

Remonter sur une scène,
Danser sur une table en chantant Dalida,
Dormir 18 heures,
Serrer mes enfants dans mes bras,
Tatouer la femme à l’anneau sur ma cheville,
Décoller mon sparadrap,
Photographier le petit matin silencieux,
Dire des mots d’amour,
Tenir tête aux gros lourds,
Manger de la soupe,
Rêver en pantone,
Ecrire ce que je pense,
Agir en conscience,
Goûter à sa peau, même juste une fois
Aimer, bordel

samedi 26 février 2011

Hésitation...

J'entends les haros, les mises en gardes et les cris au fou...
J'entends la raison, la mienne et celle des autres, qui dit de fuir, courir, partir, remets tout de suite ton armure, protège toi, danger alerte rouge...
J'entends la folie, la maladie, la peur, la crainte, le vrai danger, les docteurs et les médocs...




Je vois les couples qui ne s'aiment pas, les célibataires qui espèrent un miracle, les endurcis qui ricanent et les supers copines qui feraient des mecs parfaits et pourtant.

Et bien... je n'ai qu'une chose à vous dire.





MATHILDE !

Vous comprenez ? 
Je n'ai pas d'autre explication.
Et si vous ne comprenez pas, j'en serai triste.
Mais ce n'est pas cela qui m'arrêtera. 
Car voilà, 
Mathilde.