Affichage des articles dont le libellé est ouvre les yeux. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ouvre les yeux. Afficher tous les articles

dimanche 15 mai 2011

Barricades.

Le jour où tu ouvres les yeux, tu te rends compte que ça t'est tombé sur la gueule depuis un petit temps déjà, et que t'as rien vu venir.
En fait si, mais sans doute que tu ne voulais pas voir.
En fait si, mais, comme depuis deux ans, tu te demandes si tu ne te fais pas des idées.
En fait si, mais au début c'était discret.
Quelques mots, puis des phrases, puis carrément des paragraphes.
Quelques allusions légères, puis appuyées, puis claires et franches, puis tu as peur.
Tu as peur de te laisser aller.
Tu as peur de te tromper.
Tu as peur de foncer trop fort trop vite trop mal.
Tu as peur de connaître la fin de quelque chose qui n'a pas commencé.

Sauf les premiers sourires.
Sauf les premiers mots.
Sauf les premiers baisers.
Sauf les premiers souvenirs.

Se souvenir d'hier, il y a quelques mois, il y a des années
Se souvenir que ça peut faire mal, et que ce n'est pas le but
Se souvenir de penser à se protéger, de reprendre l'habitude du silence.
Se souvenir aussi que tout est possible, quand on commence à vivre, au lieu d'imaginer.

Je crois que ça m'est tombé sur la gueule, et que je n'ai rien vu venir. En fait si, mais...

dimanche 20 février 2011

Un jour, une vie

Ecrire la joie. Le bonheur d'être juste là. Debout.

Des visites aujourd'hui, de belles discussions, des émotions simples avec des précieux,  dans la sincérité, dans le "dire le vrai". Se rendre compte qu'on ne se connaît pas, qu'on doit s'apprendre un peu, dévoiler les failles sans avoir peur de la claque, car l'humain en face est aussi fragile, tout nu...

Dans la conscience et dans le doute, mettre les mots, pas toujours bien, pas toujours facilement... Mais tenter d'exprimer au plus juste de ce que nous sommes, les décalages et les frictions, le fractionnement de soi, les peurs, les espoirs, l'indicible, la volonté.

Regarder au fond de soi, et poser tout ça là, au détour d'une tasse de café noir.

Etre debout, les yeux ouverts.

Et ne rien voir.

mercredi 16 février 2011

Métabeille

Parfois, je me prends pour Icare.
Avant, je m'approchais de la flamme orangée sans jamais oser y mettre les doigts, et je m'étonnais que ça brûle quand même...
Puis j'y suis allée à pieds joints dans la flaque, et le bateau prenait tellement l'eau par la tête que mes Kickers ont cédé.
Il doit sans doute y avoir un juste milieu pour planer sans parachute ni fracture... Je cherche, hein.

mercredi 9 février 2011

Etiquette

Parler. Ecouter. Apprendre. Comprendre.
Appréhender.
Appréhension. Peur. Inconnu.
Médicaments. Dérives.
Un. Plusieurs. Equilibre.
Vital.
Viable ?

dimanche 5 décembre 2010

Moi aussi...

La fatigue, encore et toujours cette fatigue qui tire vers le bas, qui aggrave les broutilles et infecte les plaies.
La fatigue qui réveille les failles, et parfois un éclair de lucidité nourrit l'âme pour une nuit. Pourquoi toujours suivre le même chemin, alors qu'il a été déconstruit, pourquoi refaire les mêmes erreurs et espérer un résultat différent ? Pourquoi toujours aller chercher la force chez les faibles, aller chercher les idéaux chez les corrompus, aller chercher la folie chez les conformistes ?

Je suis fatiguée.


Je voudrais que tout s'arrête, la pression ridicule, les soucis matériels, JE VOUDRAIS CRIER TRES FORT QUE JE M'EN FOUS DE VOS REGLES A LA CON, DE VOS CODES ET DE CE QUI SE DIT OU PAS.

J'avance avec mes tripes, depuis longtemps. Et je sais, je sais parfois avec cette intuition bizarre et inexpliquée ce qui peut coincer ou pas, ce qui va nourrir le beau ou provoquer du laid, ce qui va nous faire grandir ou nous réduire... Et pourtant, parfois, souvent, je retourne vers la cage, vers le vampire plutôt que le cadeau.


Nous ne sommes pas dans un monde où on peut dire l'amour aux humains qui nous entourent.
Et bien je m'en fous.

Il y a plein de gens que j'aime , aujourd'hui, fort, vraiment, chacun différemment, précieusement, ou délicatement, ou parfois à l'arrache, comme un amour qui sauve de la haine...

Il y a des gens que j'ai aimés, et qui seront là, au bord de mon champ de regard, jusqu'au bout. Parce qu'on ne peut désaimer sur une simple décision de la volonté ce qui nous a plu et nourris pendant ... Peu importe le temps. Et que parfois, aimer c'est partir, aussi.

Il y a ceux que je pourrais aimer, ou ceux que j'aimerai, peut-être...

Il y a les évidences, et la sincérité.
Il y a les fantasmes.
Il y a les vrais, et les idéalisés.

Il y a toi, et toi. Et toi aussi, et toi qui fait beaucoup de bruit mais ne sait pas parler, et toi qui fait le dur, devant ton coeur de beurre, pour pas qu'on sache ce qui te manque, et toi qui doute à chaque fois, et te protège encore mieux que moi, et toi qui a trouvé ta formule magique pour dire qui tu es, et toi qui fait du mieux que tu peux pour sauver ce à quoi tu crois, et toi qui ...

Tous, hommes et femmes précieux, je vous aime...
Ca se dit pas ? Bin si, ça devrait.

L'amour ne devrait jamais faire peur, quelle que soit la forme sous laquelle il est présent dans nos vies.


Oh, ça fait donneuse de leçon néoromantique baba je t'aime mon frère ma soeur, hein ? Bin oui. peut-être. Mais c'est mon blog, et je dis ce que je veux. Héhéhé.

jeudi 9 septembre 2010

Et si j'avais raison ?

Vertige.
Créativité. Fragilité. Simplicité.
Evidence.
Debout.
Regard. Vrai.
Inventer. Maintenant. Possibles.
Partage.
Ouvrir.
(To be continued)

mardi 7 septembre 2010

Et si je me trompais ?

Le pire, c'est le moment où arrive cette question lancinante. C'est comme une sirène de navire que tu n'entendais plus, comme un phare que tes yeux brûlés ne voyaient pas, comme un "Je te l'avais bien dit" que tu voudrais faire remanger à ton père, ta mère, ton frère et ta soeur, woho.

Le pire, c'est il y a dix minutes. Ou alors dans dix jours. Enfin bref, dans ces heures-ci, quand les yeux ouverts, tu te dis ça. Et tu sais ce que tu y a mis, ce que tu as donné et ce que tu as pris, ce que tu as espéré et ce que tu as reçu. Tu sais que ça comptera comme un souvenir trop précieux, sans doute amer, qui aura bien plus de valeur dans la nostalgie que dans le présent, et tu t'en voudras.

Le pire, c'est quand tu te regarderas dans le miroir, et que tu te diras que tu as frôlé l'aliénation, que tu as encore perdu la mesure des choses, que tu as crû pouvoir mais que tu n'as pas pu, pour mille et une raison que tu ne connais même pas, qui ne dépendent pas de toi.

Le pire, c'est quand un matin, prochain, bientôt, tu percuteras une fois de trop un réel qui n'est pas à la hauteur de tes espoirs, et que tu entendras enfin cette phrase qui tourne et retourne dans la salle d'attente des mots depuis des semaines et des semaines. Et tu verras le monde comme il est, moche, et les gens comme ils sont, parfois beaux dehors, souvent moches dedans.

Le pire, c'est quand dans ton sourire il n'y aura plus la moindre trace d'amour, et que tu diras :






.

vendredi 6 août 2010

Quelques mots qui traînent, seulement. Juste, respect, fidélité, sincérité, générosité, écorchures, ecchymoses, aïe, amis, force, debout, cutter, fil rouge, vie/mort/vie.




Ne plus se protéger de rien. Vivre.


Réveiller la louve.

mardi 8 juin 2010

Boum

Comme une tornade du dedans. Comme une déchirure. Comme un impossible à combler. Comme ... Bon sang, je suis dans l'oeil du cyclone. Je ne pensais pas à ça, pas maintenant, pas déjà. Je ne peux pas gérer ça. C'est trop fort, comme une nausée qui révulse le corps, comme l'impossible qui est là, comme une vie qui change trop vite. Je ne sais pas porter ce poids là, je ... FUCK the hell ! ! !
I can't face it ! Damned ! Some kind of getting crazy in the minute... We wished it but anyway... How can I face it ? How can you face it ? Don't doubt, please, never...








Give me the silence, and the love. Give me peace, give me hope.

lundi 31 mai 2010

Lost in translation

Well... well well well, said the game. No worry...

I'm really working on my skills, social and human ones... Even if there is any skill to be human, or any skilled human. Damned, I felt really bad, when this man said such awful words. I'm not proud, I nearly cried. But I laughed, there is the trick. I do need something positive now. I can't even write a sentence anymore. I mean, not me, as I'm just trying to now, but I can't imagine anything. Can't sleep at night, can't wake up in the morning... Let just in the middle of the night like now all this fed up words getting out of my mind...
Need positive, need fun, maybe just smiles, maybe just true words... I know I used to prefer a smart lie instead of "sincerely yours" words... Now I can stand it, I can face it, I can afford it. And most of all, I want it. Come on, babe. I'm ready.

jeudi 20 mai 2010

Anniversaire

Et ces mots qui donnent le pouvoir... Pouvoir de raconter des histoires, des belles et des glauques, pouvoir de ME raconter des histoires, quand je trouve la vie fadasse et que je la réinvente en plus coloré dans ma tête (le mur, le mur), pouvoir de traduire ce qu'il y a dedans OU PAS.
Car ne nous leurrons pas, jongler avec les mots, c'est aussi se construire des murailles pour ne pas voir, et des armures pour se protéger... Se protéger de quoi ? De la vie ? Bin non, hé... Serait temps de la vivre vraiment, hein, d'en prendre tout et pas que les appétits... Les claques dans l'humeur, les angoisses de mort (c'est la période des petits bilans), les désillusionnitudes déguisées (je fais ça très bien, j'avoue), les racled masqued (compliqued) et le club des John Deere...
Plus fort que Chuck Norris, plus frivole que Lady in Red, plus fiable qu'une deux chevaux... John Deere...
Les histoires que je raconte ne sont qu'une suite de John Deere : des mots que finalement je suis presque seule à comprendre, et qui perdent par là tout leur sens : s'ils ne servent à partager, autant les remanger...
Autant mon alter ego imaginaire parle efficace et factuel (si si, relisez-la), autant je me perds en dérives verbales qui masquent avec plus ou moins de succès les blessures et les cicatrices.
J'ai envie de laisser tomber les armures, là... Oui, il y a des cicatrices, et oui, il y a même des blessures hémorragiques... Y'a des jours où sourire est un effort surhumain, que l'on fait avant tout pour soi, parce que sinon ce serait comme baisser les bras face à l'adversité, renoncer, déserter la ruche...
Et si je désertais, quelques temps ? Voilà revenue l'envie de disparaître, plus bas que terre, loin profond dans la mine, là où ça suinte, c'est noir et ça pue, là où la mort est au coin de la rue, là où nos forces de lumières s'évaporent sans un bruit...
Et puis au bout du chemin, oubliées dans un chariot, une pépite, deux, trois... Un sourire, un souvenir, une promesse. Arracher les pansements, laisser respirer les plaies. A l'alcool pur, désinfecter. Et séparer le bon grain... DELIVRER !

samedi 15 mai 2010

Tourner ma langue dans MA bouche

Hé, là-bas ! Tu la vois, la vie ? On a trente ans passés depuis longtemps, cette force dans la tête de toujours relever nos manches, et de regarder au loin. Au loin et tout devant. Parce que finalement cette vie a cela d'aimable qu'elle est là, tout simplement. Laisser des plumes au fil de nos aventures, certes, mais savoir aussi dire stop, arrêter de gratter où ça fait mal, mettre un pansement et attendre que ça se répare. Car on se répare toujours, quelques soient les blessures. C'est ainsi, tu relèves les yeux, tu vois tes amis autour de toi, ceux qui connaissent tes travers, en rient gentiment avec toi, et te collent une tape dans le dos quand tu dis "oh oh, je crois que je recommence à merder". Alors tu frottes ton omoplate et ton ego, et tu t'occupes de toi. Parce que les autres, tu ne peux rien pour eux. S'ils hésitent, avancent puis reculent, font trois pas en avant puis trois pas en arrière et au final, rien ne se passe, et bien... tant pis ! Chacun est responsable de ses actes, de ses paroles, et de ses espoirs. Le reste importe peu. Le reste, c'est du vent, des illusions qui dégrisent aussi vite que les décors se démontent... Moi je veux du plus fort que ça ! Je crois qu'il n'y a pas grand chose à perdre à vivre pleinement, au contraire. Ce n'est pas la course aux sensations fortes, loin de là. C'est juste savoir se poser la question toute simple de... Ne même pas se poser la question en fait ! Vivre ! Sourire, au soleil sur nos peaux ce matin, savourer la musique qui nettoie mes oreilles en ce moment, s'emballer à ces mots doux qui volent, se réjouir aux bonheurs des amis, aimer parce que l'histoire est jolie, accueillir ces frissons de fleurs, ces lumières changeantes, ces espoirs totalement déraisonnables, ces fous rires au petit matin parce qu'on a fait les cons... Goûter à ces quelques heures, jours, semaines, mois, et se dire que tout est à réinventer, simplement, dans l'instant. Prendre ma petite vie en main, et continuer chaque jour à en faire du juste et du vrai, laisser tomber les armures à nouveau, et juste être soi, avec les failles et les talents, avec les larmes et les audaces, avec les précieux et les passants.