samedi 17 juillet 2010

Objectif défini.

J'ai réparé mon coeur.
J'ai réparé mes poumons.
J'ai réparé ma vessie.
J'ai réparé mon dos.
J'ai réparé mon cerveau.



Maintenant, je m'attaque à l'enveloppe. Ca va suer, ça va saigner, ça va peiner, ça va faire mal. Mais dans 3 mois, j'ai rendez-vous avec moi dans le miroir. Et je serai là.



Ca pue la réaction de la gonzesse vexée par une petite phrase indélicate ? Bien vu. C'est exactement ça.

J'ai eu trois enfants, une lourde opération, un corps qui traîne les traces de son passé. Mon corps raconte ma route, mon visage porte mon histoire. Je n'ai pas la prétention d'être belle, ni même jolie. Je m'en fous un peu.Je ne serai jamais un sac d'os sans formes, j'aime trop la vie pour ça. J'ai de vrais seins, de vraies hanches, et toutes les options qui vont avec. Je suis moi, partout, parfois ça déborde et parfois pas. Je suis en colère de devoir justifier ce corps, ses générosités et ses failles, j'enrage d'avoir mal en entendant certaines remarques... Pire, j'ai arrêté de fumer pour mille et une bonnes et mauvaises raisons... Et j'ai évidemment grossi : faut arrêter les conneries, on n'arrête pas de fumer sans prendre un gramme... Et si j'arrive parfois à me convaincre que je me préfère un peu ronde mais non fumeuse, il y a bien des heures où je suis tentée de descendre au night shop m'acheter un bon vieux paquet de Camel, juste pour reperdre ces intrus malvenus... Et je me justifie encore...

C'est vraiment moche, hein ?

Pourquoi ?

Parce qu'encore et toujours nous vivons dans un monde où l'image de l'autre prend le pas sur ce qu'il peut nous apporter dans sa globalité, parce que toujours on dira "cette bonne grosse..." Tu n'as fait que me montrer ta vision de moi. MAIS LA BONNE GROSSE -qui ne fait jamais qu'une taille parfaitement standard, tu sais - elle t'emmerde, et elle t'éclaterait bien les dents pour avoir dit ce que tu as dit... Pour avoir fait mal, juste là, sans prendre de pincettes, sans mesurer tes actes et sans peut-être même te douter que tu faisais mal. Parce qu'en attaquant son corps ou ses rondeurs, tu attaques sa vie même, tu nies toute profondeur. Tu acceptes un monde où l'apparence prime sur le sens, où la séduction prime sur l'amour, où le désir est pauvre et limité.

Et parce que si tu mesurais la portée de tes mots, et bien alors tu n'es qu'à ranger au rayon des imbuvables petits cons qui habitent ce monde. Gros ou pas.





Moi, je n'ai pas envie de m'aigrir......................

vendredi 16 juillet 2010

Charnière

Avant il y a eu jeudi soir.
Sourire, ventilateur, pâtes féminines, rose tapette, joomla, so cute, noir c'est bien, rires doux, fous, choux, les petites, dormir dans le divan, rapproche ta chaise.

Après il y a vendredi 17h.
Sourire, gnômes, douceur, pique-nique, le temps qui passe...

Entre les deux, il y a ce vendredi, point final d'une aventure douce amère qui est devenue au fil du temps acide et aigre. C'est mon dernier jour de boulot.